Air France: les négociations avec les pilotes continuent dans la discrétion

PARIS, 6 janvier 2017 (AFP) – Les négociations entre la direction d’Air France et les pilotes, notamment autour de la création d’une compagnie à coûts réduits, ont repris cette semaine, a-t-on appris vendredi auprès des syndicats, peu enclins à dévoiler le contenu des échanges.

Après de premières discussions en décembre, les négociations ont repris mercredi et se poursuivaient vendredi, selon Véronique Damon, secrétaire générale du SNPL, majoritaire chez les pilotes d’Air France avec 65% des voix.

Le projet « Boost » visant la création d’une compagnie à coûts réduits sur moyen et long-courriers, le développement de la low-cost Transavia et la compétitivité des pilotes d’Air France figurent parmi les thèmes abordés.

Le SNPL est « légèrement inquiet étant donné que le projet a l’air de beaucoup tourner autour de la seule question des coûts salariaux », d’après Mme Damon, interrogée par l’AFP.

Évoquant un projet « vraiment très flou » en l’état, la responsable syndicale aimerait que l’entreprise réfléchisse à « la recherche d’autres économies » et à offrir « un retour qui soit réellement motivant pour les pilotes ».

Les négociations doivent théoriquement se terminer fin janvier.

Le Spaf, deuxième syndicat de pilotes (21%) à Air France, relève que les négociations n’en sont qu’à la « présentation des demandes de la direction », sur la nouvelle compagnie mais aussi « sur la maîtrise des coûts heure de vol à Air France ».

Il y a « forcément des divergences de vue entre la direction et le Spaf, mais à ce stade on échange de part et d’autre », a rapporté à l’AFP Christophe Campestre, porte-parole du syndicat.

Le PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a répété vendredi à des journalistes qu’il ne commenterait pas les négociations.

Le patron de la compagnie franco-néerlandaise a présenté début novembre un plan stratégique baptisé « Trust Together » (la confiance ensemble), comprenant la création d’une compagnie à coûts réduits qui exploiterait les lignes moyen et long-courriers actuellement déficitaires sur Air France.

Cette filiale emploierait des pilotes d’Air France volontaires, avec des règles d’utilisation modifiées, et des hôtesses et stewards recrutés en externe.

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