Air France: les négociations avec les pilotes reprennent jeudi et vendredi (syndicats)

PARIS, 8 mars 2016 (AFP) – Air France et ses pilotes entament jeudi et vendredi un nouveau cycle de négociations, plus de cinq mois après l’échec des précédentes discussions sur une hausse de leur productivité, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

La renégociation de l’accord encadrant les conditions de travail des hôtesses et stewards, qui arrive à échéance fin octobre, devrait quant à elle débuter en mai ou juin, après « une phase de concertation » initiée courant mars, a indiqué l’Unac à l’AFP.

Sollicitée, la direction d’Air France n’a pas fait de commentaire.

Entre la compagnie et ses syndicats de navigants, les discussions autour du plan de productivité « Perform 2020 » sont interrompues depuis fin septembre et l’expiration d’un ultimatum lancé par Air France. Faute d’accord, notamment sur une hausse du nombre d’heures de vol à salaire égal, l’entreprise avait annoncé un « plan B » menaçant jusqu’à 3.000 emplois.

Côté pilotes, les deux premières réunions de travail sont prévues jeudi et vendredi, la suivante étant programmée la semaine prochaine, précise à l’AFP le syndicat majoritaire (65%), le SNPL Air France.

Le Spaf, second syndicat représentatif (21%), sera également présent pour « donner une chance aux nouveaux négociateurs », a-t-il indiqué à l’AFP.

Selon son porte-parole, une « réunion de cadrage » se tiendra mercredi pour préciser les contours de la négociation à venir car, jusqu’à présent, « on ne sait pas du tout sur quelles bases ils vont reprendre les discussions ».

Seule « une feuille de route avec des grands axes » de discussion a été actée, confirme Emmanuel Mistrali, porte-parole du SNPL Air France.

Par rapport aux précédentes négociations, « l’esprit est un peu différent » mais le « principe » est identique: « améliorer l’efficacité économique et la productivité » d’Air France, développe-t-il.

« Le but c’est d’aller chercher un système vertueux », mais il faut que « chacun apporte » sa pierre à l’édifice, que ce soit les pilotes, la direction ou l’État, rappelle-t-il. Dans le cas contraire, il sera « difficile de trouver un point d’équilibre », prévient M. Mistrali.

Sur la méthode, la direction d’Air France n’a cette fois pas fixé de date butoir, afin de « ne pas renouveler les erreurs du passé », explique-il.

Mais cela n’interdit pas de « négocier de façon intensive pour trouver un compromis équilibré », fait remarquer une source proche de l’entreprise.

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