Air France: nouveau délai pour la signature de l’accord par les navigants

PARIS, 13 juillet 2016 (AFP) – Air France a repoussé au 22 juillet la date butoir pour la signature du projet d’accord d’entreprise avec les personnels navigants (hôtesses et stewards) qui aurait dû intervenir mercredi, les organisations syndicales refusant de le signer en l’état, a-t-on appris auprès de la direction.

« Nous avons prolongé l’ouverture à la signature de l’accord jusqu’au vendredi 22 juillet » pour « poursuivre la démarche de clarification autour du texte », a déclaré à l’AFP le directeur des ressources humaines de la compagnie, Gilles Gateau.

L’accord actuel, fixant les règles de travail, de rémunération et d’avancement, arrive à échéance fin octobre. Pour éviter une grève en plein été, période cruciale pour la compagnie, Air France a proposé une reconduction quasi à l’identique de cet accord d’entreprise, mais pour une durée (17 mois) jugée insuffisante par les syndicats des personnels navigants commerciaux (PNC).

Selon M. Gateau, le principal point de blocage est « la question de la durée de reconduction de l’accord », la direction jugeant « raisonnable de se donner la possibilité de le réexaminer » début 2018.

Les syndicats, qui renégocient depuis mi-avril leur accord d’entreprise, réclament un nouvel accord d’une durée de trois à cinq ans.

« S’il est bon pour cinq ans, il est bon pour 17 mois », a estimé le DRH de la compagnie, mettant en garde contre le risque d’une grève « totalement dévastatrice » en pleine saison estivale.

Deux syndicats d’hôtesses de l’air et stewards, SNPNC-FO et Unsa-PNC (45% des voix à eux deux) ont maintenu, la semaine dernière, le préavis de grève déposé du 27 juillet au 2 août, après une première rencontre avec le nouveau PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac.

Interrogé par l’AFP, le SNPNC-FO a brandi mercredi la menace d' »un conflit dur » si la direction ne modifiait pas ses propositions.

L’Unac, troisième syndicat représentatif (22%), qui s’était dans un premier temps associé à ce préavis de grève, a en revanche choisi de le « reporter » à octobre (du 14 au 17), estimant qu’il y a des « avancées » mais que le texte « manque de précision », ce qui ne lui permet pas d’y apposer sa signature.

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