Allocations familiales: il faudra regarder « ce qui est juste et efficace » (Buzyn)

PARIS, 30 novembre 2017 (AFP) – Agnès Buzyn a défendu jeudi la nécessité de « regarder ce qui est juste et efficace » mais sans se prononcer sur une éventuelle remise en cause de l’universalité des allocations familiales, actuellement versées à toutes les familles ayant au moins deux enfants.

« Nous continuerons à aider toutes les familles, mais dans les aides, il faudra regarder ce qui est justifié, ce qui est juste et aussi ce qui est efficace », a déclaré la ministre de la Santé et des Solidarités, à l’occasion des 50 ans de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf). « Il faudra faire des choix et tracer des priorités », a-t-elle ajouté.

« Il ne faut pas regarder l’universalité par le petit bout de la lorgnette », a poursuivi Mme Buzyn.

« Notre politique familiale est universelle et le demeurera », a-t-elle assuré, citant l’aide à la garde d’enfants versée à « toutes les familles quelle que soit leur situation économique et sociale », le quotient familial, et le crédit d’impôt pour une garde à domicile, qui « concerne toutes les familles qui paient des impôts ».

La ministre a rappelé que « le Parlement se penchera en 2018 » sur la politique familiale, et notamment la question sensible de l’universalité des allocations familiales, puisqu’une mission d’information de l’Assemblée nationale rendra un rapport sur le sujet.

Mme Buzyn a par ailleurs souligné que serait signée « au printemps » une nouvelle convention d’objectifs et de gestion (Cog) quinquennale entre l’État et la Cnaf.

Elle a cité comme priorités dans la négociation de cette convention « l’accès aux droits et la baisse du taux de non-recours aux prestations », « la prévention et la lutte contre la pauvreté des enfants », « le soutien à la parentalité » et « le développement de modes de garde de qualité et accessibles ».

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