Appel à la grève dans l’énergie: des centrales nucléaires et hydrauliques dans le mouvement (CGT)

PARIS, 13 novembre 2018 (AFP) – L’appel à la grève lancé par la CGT Mines-Energie pour défendre le pouvoir d’achat et les conditions de travail des électriciens et gaziers s’est traduit mardi par des baisses de charge sur des sites de production et un rassemblement à Saint-Denis, a-t-on appris de source syndicale.

Selon la fédération FNME-CGT, première organisation syndicale du secteur, plus de 6.000 mégawatt de baisse de charge en cumulé ont été enregistrés depuis lundi soir sur des sites de production nucléaires et hydrauliques notamment.

Les centrales nucléaires de Cruas (Ardèche), Chinon (Indre-et-Loire), Saint-Laurent (Loir-et-Cher) et Paluel (Seine-Maritime) ont notamment été touchées par le mouvement, ainsi que la centrale charbon de Cordemais (Loire-Atlantique), celle-ci étant « à zéro » de production. Et plus d’une vingtaine de barrages ont été mis à l’arrêt, selon la CGT.

Près de 1.000 agents du nucléaire se sont par ailleurs rassemblés en milieu de journée à Saint-Denis (Seine-saint-Denis) devant un immeuble abritant la direction de la division nucléaire d’EDF, sur des revendications liées aux conditions de travail et à l’emploi, selon la même source.

L’entreprise a de son côté fait part d’un taux de grévistes de 8,33% à la mi-journée.

Cette mobilisation pour une hausse des rémunérations et des pensions intervient alors que les employeurs de la branche ont proposé pour 2019 une augmentation de 0,3% du salaire national de base du secteur, sur lequel est indexée la grille, après +0,2% cette année et un gel en 2017. Une proposition jugée insuffisante par la CGT face aux « plus de 2% » d’inflation attendus.

Elle vise aussi à obtenir « l’amélioration des conditions de travail » selon la CGT, qui évoque un contexte social très « dégradé ».