Ascométal : le repreneur réduit les suppressions d’emploi

STRASBOURG, 23 février 2018 (AFP) – Repreneur du sidérurgiste français Ascométal, le suisse Schmolz + Bickenbach va réduire les suppressions d’emplois à 28 au lieu de 101, a-t-on appris vendredi de sources syndicales.

Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) concernera 28 salariés, par licenciements secs et départs volontaires, ont indiqué à l’AFP Maurice Del Gottardo, secrétaire (CGT) du comité central d’entreprise d’Ascométal, et Jean Wendenbaum, délégué central CFE-CGC.

Ce chiffre ne tient cependant pas compte de démissions qui sont intervenues hors de ce cadre, a souligné M. Wendenbaum.

Dans son plan de reprise, le groupe industriel Schmolz + Bickenbach prévoyait initialement 101 suppressions, sur un effectif de 1350 salariés.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de Schmolz + Bickenbach a indiqué le chiffre de 16 suppressions par licenciement, auxquelles s’ajoutent 35 personnes « qui ont quitté l’entreprise de manière volontaire ».

« L’analyse approfondie des effectifs », depuis la reprise le 1er février, a conclu qu’il était « envisageable » de conserver un effectif « nettement supérieur » au niveau initialement prévu, a-t-il indiqué.

Selon M. Del Gottardo, cette revue d’effectifs a notamment permis de préserver des postes dans les fonctions de support à la production.

Les suppressions concerneront principalement les sites de Hagondange (Moselle) abritant une usine et le siège social (11 personnes concernées) et de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône, 7), selon les syndicats. Elles interviendront à partir du 1er mars, ont-ils précisé.

Le PSE prévoit de nombreuses dispositions financières, dont une prime « forfaitaire » de reclassement de 5000 euros pour tout départ, une prime supplémentaire de « reclassement rapide » jusqu’à 12 000 euros pour un emploi retrouvé en moins de deux mois, des aides à la formation et à la création ou reprise d’entreprise.

Environ 250 emplois restent toutefois menacés chez Ascométal par le projet du repreneur d’arrêter plusieurs unités d’ici deux à trois ans (aciérie d’Hagondange, train à fil de Fos-sur-Mer, laminoir de Dunkerque dans le Nord), si celui-ci confirmait ses intentions entretemps.

L’incertitude règne en outre sur l’avenir de la filiale Ascoval, l’aciérie de 300 salariés à Saint-Saulve (Nord) que Schmolz + Bickenbach n’a pas incluse dans sa reprise. Des discussions pour son sauvetage sont en cours entre le groupe suisse, l’Etat et Vallourec, copropriétaire d’Ascoval. En redressement judiciaire, Ascoval verra son dossier réexaminé le 14 mars par le tribunal de grande instance de Strasbourg.

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