Ascoval: délibéré mercredi sur le plan de reprise « modifié »

STRASBOURG, 19 juillet 2019 (AFP) – Le tribunal de commerce de Strasbourg rendra mercredi son délibéré sur le plan de reprise « modifié » de l’aciérie nordiste Ascoval par le britannique Olympus, fragilisé après la faillite fin mai de British Steel, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le tribunal s’est penché vendredi, pour la énième fois, sur le dossier « lors d’une audience technique » à huis clos de trois heures, a indiqué à l’AFP Bruno Kopczynski, porte-parole de l’intersyndicale et délégué CFDT. Elle a permis à Olympus, le repreneur de l’usine de Saint-Saulve et maison mère de British Steel, « d’apporter une grande partie des éléments demandés » lors d’une précédente audience tenue fin juin, quelques semaines après l’annonce de la faillite de British Steel, a-t-il ajouté.

Le tribunal strasbourgeois avait validé le 2 mai la reprise d’Ascoval par Olympus mais trois semaines plus tard, British Steel avait été mis en faillite par les autorités britanniques.

La faillite ne touche pas directement Ascoval mais a jeté le doute sur le dossier de reprise d’Olympus qui devait apporter de nouvelles garanties vendredi.

Début juin, le nouvel actionnaire d’Ascoval, Greybull Capital – un fonds d’investissement qui détient les rênes d’Olympus – avait annoncé aux salariés qu’il allait déposer une offre en Angleterre pour reprendre les sites British Steel de Hayange (Moselle) et FN Steel (Pays-Bas), dans le cadre de la liquidation, avec l’idée que l’aciérie du Nord les alimente en acier.

Ce plan est toujours d’actualité, selon Cédric Orban, directeur d’Ascoval, et Bruno Kopczynski. Toutefois, « ça n’était pas le sujet aujourd’hui », ce pan du dossier étant tranché par les liquidateurs britanniques, a précisé Me Guilhem Bremond, l’avocat d’Ascoval.

« On est optimiste, on verra le résultat » lorsque le tribunal rendra son délibéré mercredi prochain, a commenté, laconique, M. Orban, directeur du site qui compte 270 salariés.

Greybull, qui table sur une vente de British Steel à la découpe pour ne garder que les sites de Hayange et aux Pays-Bas, a annoncé début juillet avoir reçu plusieurs offres de reprise.

Selon le quotidien britannique Financial Times, Greybull souhaiterait intégrer sous une seule bannière les activités de fabrication de rails situées à Hayange et d’acier long de FN Steel (Pays-Bas) avec celles d’Ascoval.

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