Ascoval: les salariés votent en assemblée générale la reprise du travail lundi (responsable syndical)

SAINT-SAULVE, 31 octobre 2018 (AFP) – Les salariés d’Ascoval, qui faisaient grève et bloquaient l’aciérie du Nord depuis plus d’une semaine, ont voté en assemblée générale la reprise du travail à compter de lundi, a annoncé mercredi soir à la presse le porte-parole de la coordination syndicale Bruno Kopczynski.

« On nous ouvre une chance, on ne peut pas la laisser passer. Il faut aller jusqu’au bout », a déclaré le responsable syndical quelques heures après une réunion des différents acteurs du dossier à Bercy, où le gouvernement et le cabinet d’experts ont jugé le projet de reprise par le groupe Altifort « solide » et « viable », malgré des « fragilités » qui persistent.

La décision a été prise à l »unanimité des gens présents », selon lui, sans « un bras levé pour le non » même si « ça a été discuté ».

La secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a aussitôt salué « l’esprit de responsabilité des salariés d’Ascoval ». « Le gouvernement travaille d’arrache-pied pour trouver une solution et assurer un avenir aux salariés. Notre parti pris, c’est de donner toutes ses chances à l’offre d’Altifort », a-t-elle déclaré sur Twitter.

La reprise du travail se fera donc lundi à 06h00.

« Le sentiment général qui ressort, c’est la crainte de se faire rouler une nouvelle fois dans la farine », a-t-il ajouté tout en se disant « plus que jamais » optimiste sur une issue favorable.

L’assemblée générale a duré environ 1h45, sans la presse, et la plupart des salariés ont quitté le site directement, un peu avant 19H00.

« On essaie de faire tout ce qu’il faut. Encore une fois, c’est juste une étape, il n’y a pas de garantie qu’au bout, ça passera », a poursuivi M. Kopczynski, précisant que la reprise du travail se fait pour l’instant pour les « 4-5 semaines demandées par Bruno Le Maire », soit début décembre.

« Ça va faire un an que les gens sont dans l’incertitude. Cette fois-ci, il faut finaliser », a dit M. Kopczynski, assurant « qu’il manque encore un peu de tonnage » de commandes pour boucler l’offre d’Altifort, qui monte un dossier sans l’aide de Vallourec, principal actionnaire et client.

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