Assistants médicaux, CPTS: le premier syndicat de médecins veut signer avec la Sécu

PARIS, 15 juin 2019 (AFP) – Le premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a annoncé samedi sa volonté de signer les accords proposés par l’Assurance maladie sur les « assistants médicaux » et « l’exercice coordonné », un pas important vers leur validation.

Réunie samedi en assemblée générale extraordinaire, la CSMF « a adopté » le texte pour la mise en place des assistants médicaux « à une large majorité (76%) », a-t-elle annoncé sur Twitter.

De même, le projet d’accord sur les communautés territoriales professionnelles de santé (CPTS) a recueilli les suffrages de 8 adhérents sur 10.

Le premier texte concerne la création des « assistants médicaux » promis par Emmanuel Macron : mi-secrétaires, mi-aides-soignants, ces auxiliaires seraient en grande partie subventionnés par la Sécu pour permettre aux médecins de suivre plus de patients.

Le second vise à généraliser « l’exercice coordonné » entre libéraux (médecins, pharmaciens, infirmiers, kinés, sages-femmes…), notamment à travers des CPTS également subventionnées par la Sécu.

La CSMF, qui représente les généralistes et les spécialistes, rejoint ainsi le syndicat MG France, premier chez les généralistes, qui a déjà donné son feu vert début juin.

Les signatures de ces deux syndicats suffiraient à l’application de l’accord sur les assistants médicaux, à condition que les trois autres organisations représentatives (FMF, SML, le Bloc), qui réservent leur décision, ne s’y opposent pas de concert. Le SML, qui tient son assemblée générale dimanche, fera donc figure d’arbitre.

Pour les CPTS, la signature d’autres professions de santé est nécessaire, mais là aussi « on s’achemine vers un accord valide », a estimé auprès de l’AFP le président de la CSMF, Jean-Paul Ortiz.

Malgré des défauts, les deux textes « vont permettre de prendre en charge plus de patients et de mieux répondre aux demandes de la population au quotidien », s’est-il félicité.

Assistants médicaux et CPTS font partie, avec la loi santé adoptée mardi au sénat, de l’arsenal promu par le gouvernement pour lutter contre les déserts médicaux et désengorger les services d’urgences.

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