Assurance chômage: augmenter la contribution selon le taux de CDD de la branche (ANDRH)

PARIS, 22 février 2017 (AFP) – L’association nationale des DRH (ANDRH) s’est déclarée mercredi favorable à un taux de cotisation supérieur à l’assurance chômage pour les entreprises qui dépasseraient « le taux moyen de CDD de la branche ».

« Une entreprise qui dépasserait le taux moyen de CDD de la branche devrait avoir un taux de contribution supplémentaire à l’assurance chômage », a déclaré Jean-Paul Charlez, président de l’ANDRH, lors de la présentation à la presse d’un sondage de ses 5.000 adhérents sur leurs priorités pour 2017.

Dans cette enquête, réalisée en ligne du 5 janvier au 5 février auprès de 582 répondants, 69,88% d’entre eux estiment qu’il faut faire évoluer le CDD. 51,97% souhaitent substituer aux CDD et CDI « un contrat de travail unique à droits progressifs », contre 48,03% qui y sont opposés.

« Il ne s’agit pas de remettre en cause la distinction entre CDD et CDI mais d’assouplir le dispositif du CDD devenu trop complexe, sans pour autant précariser » et de « faire évoluer globalement la réglementation », a précisé M. Charlez.

Pour lui, « le contrat unique est une fausse bonne idée sauf à réduire la garantie apportée aux CDI », car il rappelle que ces derniers « concernent 93% des salariés pour 7% de CDD ». Il défend un cadre qui ne tolère plus « les abus possibles » comme « les CDD revolving » (CDD à répétition).

L’enquête de l’ANDRH, réalisée à l’approche de l’élection présidentielle, place l’emploi, le temps de travail et sa durée légale – que 20% des DRH souhaitent augmenter et 50% négocier au sein de l’entreprise – au coeur des préoccupations des DRH (67%) pour 2017.

Pour 85,48% des répondants, la diminution du coût du travail est également au coeur des priorités. 76,81% estiment qu’elle passe par une diminution des charges patronales, contre 44,03% qui misent plutôt sur « la suppression des charges salariales ne relevant pas du risque dit +entreprise+ comme la cotisation maladie ».

Pour 92,57% des répondants, le développement de l’apprentissage doit aussi être « une priorité », ce qui passe par « une exonération totale des charges sociales pour l’embauche d’un apprenti ».

Interrogé sur l’extension du forfait jours – permettant de rémunérer les salariés autonomes dans leur organisation sur la base d’un nombre de jours travaillés annuellement, sans décompte du temps de travail – à des entreprises dont l’organisation du travail ne le permet pas, M. Charlez a assuré que « cela n’existe pas ». « Le contraire serait grave », a-t-il dit.

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