Assurance chômage: des associations s’insurgent contre le projet patronal

PARIS, 13 mars 2017 (AFP) – Quatre organisations de chômeurs (MNCP, CGT-Chômeurs, Apeis, AC!) comptent se mobiliser contre le projet patronal de réforme de l’assurance chômage, qu’elles considèrent comme une « attaque importante » contre les droits des demandeurs d’emploi.

Transmis fin février aux syndicats, le projet patronal propose de reculer de 50 à 57 ans l’entrée dans la « filière seniors », qui permet d’être indemnisé jusqu’à 36 mois au lieu de 24, et de revoir la formule de calcul des allocations qui avantage aujourd’hui, à travail et salaire égaux, ceux qui enchaînent les contrats de moins d’une semaine par rapport à ceux qui ont des contrats plus longs.

Après une première séance de négociation le 7 février, les partenaires sociaux se retrouvent mardi au siège de l’Unedic. Deux autres séances suivront les jeudi 23 et mardi 28 mars.

« En fonction de ce qui va se dire demain, on appellera très certainement à un mouvement national de mobilisation, surtout dans la période précédant les élections, où les déclarations de certains candidats nous inquiètent », a prévenu Alain Florin (CGT-chômeurs) auprès de l’AFP. Sa centrale réclame une taxation des contrats courts et à temps partiel, ainsi que le maintien de la « filière seniors » à 50 ans.

« Nous insistons sur le grande dangerosité » du projet d’accord, qui constitue une « attaque importante, particulièrement contre les précaires », a renchéri Marc Moreau, d’Agir contre le chômage (AC!). Il craint une baisse de la durée d’indemnisation, une diminution de droits des chômeurs âgés et le développement des sanctions.

Quant à Zalie Mansoibou, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), elle a revendiqué « que les demandeurs d’emploi soient indemnisés dès le premier jour travaillé », alors qu’il faut actuellement cotiser quatre mois pour être éligible à l’assurance chômage.

« Qu’on arrête de contrôler les chômeurs et qu’on mette plus de conseillers pour aider à la recherche d’emploi », a-t-elle aussi réclamé.

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