Assurance chômage: la négociation débutera bien le 22 février (syndicats)

PARIS, 5 février 2016 (AFP) – La renégociation des règles de l’assurance chômage débutera bien le lundi 22 février, une date déjà pressentie depuis deux semaines, a-t-on appris vendredi auprès de la CGT et de la CFDT.

La première réunion de négociation, qui commencera à 14H30, servira à définir « la méthode, le programme, le calendrier » et à entendre les « déclarations politiques des organisations » syndicales et patronales, a indiqué à l’AFP Eric Aubin, négociateur de la CGT, une information confirmée par Véronique Descacq, son homologue de la CFDT.

Les négociateurs devront aussi commencer à discuter du « cadrage budgétaire » des annexes 8 et 10 de la convention d’assurance chômage, qui régissent l’indemnisation des intermittents du spectacle, a ajouté M. Aubin.

Après une forte mobilisation des intermittents, qui s’élevaient en 2014 contre le durcissement de leurs règles d’indemnisation, le gouvernement a sanctuarisé leur régime dans la loi.

Ce sont désormais les organisations représentatives des intermittents et de leurs employeurs qui négocient leurs règles spécifiques d’indemnisation, tout en respectant un cadre financier fixé au niveau interprofessionnel. En l’absence d’accord, les partenaires sociaux interprofessionnels reprennent la main.

L’actuelle convention d’assurance chômage, entrée en vigueur le 1er juillet 2014, arrive à échéance le 30 juin prochain.

Face à l’explosion du chômage, le régime est lesté d’une dette abyssale, qui devrait atteindre 29,4 milliards d’euros fin 2016.

Avant même le début de la négociation, l’Etat, qui devra agréer le futur accord, a appelé les partenaires sociaux à « tout faire » pour favoriser le « retour à l’emploi » et résorber la dette du régime. Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, tablait en octobre sur « 800 millions de nouvelles économies » en 2016.

Dans deux récents rapports, l’Etat et la Cour des comptes ont appelé à garantir « la pérennité » du régime et ont chiffré diverses pistes d’économies: baisse des allocations, de la durée d’indemnisation, hausse des cotisations…

Le gouvernement a également remis « sur la table » l’option, testée avant 2001, d’une dégressivité des allocations, un chiffon rouge pour les syndicats.

jah/paj/jpr