Assurance chômage: les propositions syndicales et patronales

PARIS, 27 avril 2016 (AFP) – Voici les principales propositions des négociateurs syndicaux et patronaux de l’assurance chômage, qui se retrouvent jeudi au siège du Medef pour une nouvelle séance de négociation:

Medef, CGPME, UPA

– moduler la durée d’indemnisation selon le taux de chômage

– reculer à 59 ans l’entrée dans la filière « senior », qui permet d’être indemnisé jusqu’à trois ans au lieu de deux dès 50 ans

– revoir le calcul de l’allocation et les modalités de cumul allocations-salaire

– sanctionner l’absence de recherche d’emploi par une dégressivité des allocations

– faire cotiser à l’assurance chômage toutes les entreprises publiques utilisant des contrats de droit privé. Elles ont aujourd’hui la possibilité de faire de l’auto-assurance

– geler le financement de Pôle emploi par l’Unédic, qui est aujourd’hui proportionnel aux cotisations collectées

– demander à l’Etat de faire cotiser les fonctionnaires à l’assurance chômage

CGT

– augmenter la surcotisation patronale sur les CDD de moins de trois mois et l’étendre à tous les types de contrats courts, intérim compris

– supprimer l’exonération de cotisations pour les embauches en CDI de jeunes de moins de 26 ans

– introduire une contribution patronale sur les ruptures conventionnelles des seniors

– déplafonner les allocations et l’assiette de contributions d’assurance chômage

CFDT

– dégressivité des cotisations patronales selon la durée dans l’emploi

– reculer l’âge d’entrée dans la filière « senior », aujourd’hui fixé à 50 ans, qui permet d’être indemnisé jusqu’à trois ans au lieu de deux

– taxer les entreprises qui se séparent de salariés seniors

FO

– bonus-malus sur les cotisations patronales d’assurance chômage, pour pénaliser les employeurs qui abusent des contrats courts et favoriser les entreprises vertueuses

– imposer une contribution patronale exceptionnelle pour les ruptures conventionnelles des salariés de plus de 50 ans

– changer le mode de calcul du cumul allocations-salaire, pour que l’activité réduite ne soit pas plus rémunératrice que l’activité à temps plein

– demander que les partenaires sociaux, qui financent les deux tiers du budget de Pôle emploi, soient majoritaires au conseil d’administration de l’opérateur

CFE-CGC

– modulation des cotisations patronales d’assurance chômage. Trois pistes non cumulables:

+ augmenter les cotisations des contrats à durée limitée

+ dégressivité des cotisations selon durée dans l’emploi

+ bonus-malus sur les cotisations patronales selon le coût des entreprises pour l’assurance chômage

– faire cotiser à l’assurance chômage toutes les entreprises publiques utilisant des contrats de droit privé

– prendre en compte les périodes de différé d’indemnisation pour les droits à la retraite

CFTC

– dégressivité des cotisations patronales selon la durée dans l’emploi, à recettes constantes

– reculer à 52 ans l’âge d’entrée dans la filière « senior », qui permet d’être indemnisé jusqu’à trois ans

– obligation pour les employeurs se séparant d’un senior de lui financer une formation qualifiante d’au moins six mois

– prime de 300 euros pour toute reprise d’emploi d’au moins trois mois, dans la limite de deux fois par an, pour compenser les coûts de transport, logement et garde d’enfant

– étendre l’aide à la mobilité à tous les demandeurs d’emploi.

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