Assurance chômage: Pénicaud insiste sur la nécessité de « réguler » les contrats courts

PARIS, 30 septembre 2018 (AFP) – La ministre du Travail Muriel Pénicaud a insisté dimanche, à propos de la négociation sur l’assurance chômage voulue par le gouvernement, sur la nécessité de « mieux réguler le marché du travail », « notamment sur les contrats courts ».

Interrogée sur LCI sur la finalité de cette réforme de l’assurance chômage, dont le gouvernement attend entre 3 et 3,9 milliards d’euros d’économies sur trois ans, la ministre a affirmé que « le but premier n’est pas de faire des économies », mais de « mieux réguler le marché du travail », « notamment sur les contrats courts qui explosent complètement depuis une quinzaine d’années ».

« Aujourd’hui, 85% des embauches » se font en CDD et en intérim, a dit Mme Pénicaud. Sur les contrats courts, « il faut des règles qui à la fois incitent au retour à l’emploi et qui responsabilisent chacun, y compris les employeurs », a-t-elle ajouté. Dans le viseur du gouvernement, les règles du cumul emploi chômage permettant de toucher une partie d’allocation et un petit salaire.

Si les mots « bonus malus » ne figurent pas dans la lettre de cadrage envoyée aux partenaires sociaux, a-t-elle reconnu, « il y a l’idée de responsabiliser les employeurs sur le fait qu’ils mettent trop souvent au chômage » des personnes recrutées avec des contrats courts, qui « au total coûtent huit milliards d’euros ».

Selon Mme Pénicaud, en réduisant la précarité, l’objectif budgétaire fixé aux partenaires sociaux d’1 à 1,3 milliard d’euros d’économies par an sera atteint « assez facilement ».

Promesse d’Emmanuel Macron, le « bonus malus », destiné à pénaliser les entreprises qui abusent des contrats courts rencontre l’opposition du patronat, aussi bien le Medef que la CPME.

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