Aubert & Duval: vers une reprise du travail à Firminy

SAINT-ÉTIENNE, 20 novembre 2016 (AFP) – La reprise du travail est attendue en début de semaine chez les salariés grévistes d’Aubert & Duval qui protestaient depuis près d’un mois contre le projet de fermeture de l’aciérie de Firminy (Loire), a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Les modalités d’un protocole de sortie de conflit ont été trouvées vendredi soir entre les représentants de la CGT (syndicat majoritaire sur ce site industriel) et la direction d’Aubert & Duval (groupe Eramet). Ce protocole sera soumis lundi aux grévistes des ateliers de l’aciérie et de la forge, dont le mouvement avait débuté le 24 octobre en réaction à l’annonce, par la direction du groupe, d’un projet de rapatriement de l’activité aciérie sur le site des Ancizes (Puy-de-Dôme) d’Aubert & Duval.

Cet accord en vue d’une reprise de l’activité, programmée mardi, a nécessité de longues négociations qui portaient notamment sur les « conditions financières du paiement des jours de grève », selon un des participants.

A l’issue, la direction a annulé la réunion du comité d’entreprise extraordinaire qui était prévue lundi pour présenter les modalités de fermeture provisoire de l’usine d’ici une dizaine de jours et de mise en chômage technique des salariés. Le projet de fermeture de l’aciérie de Firminy mi-2017, avec la suppression de 60 à 70 postes sur 230, est toutefois maintenu.

Mais la procédure de restructuration est suspendue pendant quatre mois, afin de permettre à un cabinet extérieur (Secafi) désigné par le comité d’entreprise de faire une analyse de la situation économique de l’entreprise et, le cas échéant, de faire des propositions alternatives.

La direction souhaite spécialiser le site ligérien dans la forge et l’usinage de pièces unitaires de grande dimension, à plus haute valeur ajoutée. Elle fait valoir que « du fait de la baisse des commandes, l’atelier d’aciérie de Firminy ne fonctionne qu’à 30% de ses capacités, ce qui génère des pertes chroniques pour l’entreprise ».

Interpellé par un voeu du groupe socialiste du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes sur la situation d’Aubert & Duval, son président Laurent Wauquiez (LR) avait annoncé jeudi la « suspension » d’une « subvention exceptionnelle » de 1,12 million d’euros votée début 2016 pour accompagner un investissement sur le site des Ancizes.

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