Automobile: Mahle-Behr France va supprimer 110 emplois à Rouffach (Alsace)

ROUFFACH, 28 janvier 2016 (AFP) – L’équipementier automobile Mahle-Behr France va supprimer au moins 110 emplois sur 869 dans son usine de climatiseurs à Rouffach (Haut-Rhin) en raison d’une baisse d’activité, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

L’entreprise, filiale du groupe allemand Mahle-Behr, avait été l’une des rares à signer un « accord de maintien de l’emploi », l’accord de compétitivité créé par la loi sur la sécurisation de l’emploi en 2013, mais elle avait décidé de ne pas le reconduire à son échéance le 1er octobre dernier.

« Lors d’une réunion informelle du comité d’entreprise jeudi, la direction est venue annoncer que des négociations vont avoir lieu dans les prochaines semaines sur la mise en place d’un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) de 110 personnes, suite à la baisse de volume et la réorganisation des services », a exposé Denis Pieczynski, délégué syndical Unsa.

L’usine emploie 869 CDI (contrats à durée indéterminée), a précisé M. Pieczynski.

Selon les syndicats, Mahle-Behr France entend négocier un nouvel accord de compétitivité dont l’échec déboucherait sur davantage de suppressions d’emploi. « Si cet accord n’est pas trouvé, c’est 180 personnes qui seront concernées par le PSE », a souligné M. Pieczynski.

La négociation débutera officiellement mercredi prochain, a-t-il expliqué.

Dans un communiqué, la direction a confirmé la « réduction de 110 des 869 postes de travail », qu’elle a justifié par la « réduction notable du chiffre d’affaires », conséquence d’une « pression toujours plus forte en matière de coûts et de concurrence ». Elle prévoit un « programme d’investissements visant à renforcer l’optimisation et l’automatisation de la production », selon son communiqué.

L’accord de maintien de l’emploi signé en 2013 avait été considéré comme un échec total par les syndicats, qui soulignaient l’absence de nouveaux contrats en contrepartie des efforts demandés aux salariés pendant ses deux ans d’application: gel des salaires et renoncement à cinq jours de RTT (réduction du temps de travail) afin de baisser les coûts de production.

Malgré son appellation, cet accord s’est traduit par une baisse des effectifs de plus de 100 personnes, résultat de 169 départs volontaires qui n’ont pas été entièrement compensés par des embauches.

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