Berger (CFDT) appelle à préserver l’emploi sans baisser les salaires

PARIS, 11 juin 2020 (AFP) – Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a souligné jeudi qu’il fallait « tout faire pour préserver l’emploi » mais s’est élevé contre l’idée qu’il faille « pour cela baisser les salaires, comme on l’entend ici ou là », mettant en garde contre « des débats un peu lunaires ».

Pour « préserver au maximum les emplois » et « maintenir les salariés dans l’entreprise », même en cas de baisse d’activité, certains employeurs pourraient être amenés à baisser la durée hebdomadaire du travail, a observé M. Berger sur France Info TV.

Dans ce cas, « il faut un dispositif qui vienne compenser les pertes de rémunération et abonder l’entreprise pour qu’elle puisse payer à 90% ses salariés, et faire en sorte que, par exemple, 10% soit pris en charge par des dispositifs de formation pendant cette période d’inactivité ».

« Il faut tout faire pour préserver l’emploi mais ça ne veut pas dire qu’il faut pour cela baisser les salaires comme on l’entend ici ou là », a souligné le responsable syndical.

La solution à la crise passe par des négociations « entreprise par entreprise » de dispositifs permettant de préserver l’emploi, où « l’Etat compense les conséquences en termes de rémunération pour les salariés », a-t-il fait valoir. « Ce que veut la CFDT », a-t-il redit, « c’est qu’on active un dispositif de chômage partiel de longue durée », qui fait actuellement l’objet de concertations entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux.

« On n’a aucun intérêt à faire des débats un peu lunaires sur +faut-il ici ou là baisser les salaires?+ », a insisté M. Berger, qui prône un « maximum d’outils » pour faire face à la « situation compliquée » du marché de l’emploi.

Son homologue de FO, Yves Veyrier, avait déjà souligné samedi que modérer ou baisser les salaires pour aider les entreprises à surmonter la crise serait « la pire des choses ».

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