: Berger (CFDT) veut « aller plus loin » sur les risques psychosociaux

PARIS, 4 février 2019 (AFP) – La réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron est l’occasion d’aller « beaucoup plus loin » dans la prise en compte des risques psychosociaux comme critère de pénibilité, a estimé lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

Depuis 2015, six critères de pénibilité au travail sont reconnus (bruit, température, horaires de nuit…) et peuvent donner droit à un départ en retraite anticipé.

« On peut élargir à d’autres critères, je pense notamment aux critères de risques psychosociaux. On pourrait très bien aller beaucoup plus loin là-dessus », a déclaré M. Berger sur franceinfo.

« Aujourd’hui, il y a encore trop de gens qui souffrent au travail » et « on sait bien que le travail a de plus en plus un impact sur le bien-être psychique », a-t-il affirmé.

Le patron de la CFDT a plaidé pour « des mécanismes de prévention par la qualité du travail pendant les carrières professionnelles », mais en prévenant que « si on n’y arrive pas, il faudra aussi réparer au moment d’arriver à la retraite ».

Le sujet de la pénibilité, ainsi que les autres causes de départ anticipé (invalidité, inaptitude), sont à l’ordre du jour des rencontres prévues cette semaine entre Jean-Paul Delevoye, et les partenaires sociaux.

Le Haut commissaire à la réforme des retraites envisage que la pénibilité puisse à l’avenir « conduire alternativement au départ anticipé et, sur option de l’assuré, à une majoration de la pension », selon un document dont l’AFP a obtenu copie.

La CFDT a pour sa part affiché sa position depuis octobre: dans son « manifeste pour les retraites », le syndicat demandait « la réouverture du débat sur la pénibilité pour élargir les critères actuels, poser le sujet dans la fonction publique (…) et le mettre en oeuvre de manière réelle ».

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