Blanquefort: Le Maire accuse Ford de « trahison » et l’appelle à revoir sa décision

PARIS, 13 décembre 2018 (AFP) – Le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui n’a pas été prévenu par Ford de son rejet de l’offre de reprise de Punch Powerglide pour le site de Blanquefort (Gironde), a accusé jeudi le constructeur américain de « trahison » et l’a appelé à revoir sa décision.

« Je veux profiter de la représentation nationale pour appeler Ford solennellement à réviser sa décision et à accepter la reprise de Punch qui garantit l’avenir du site industriel de Blanquefort », a affirmé le ministre devant le Sénat.

Dans son intervention, M. Le Maire a dénoncé la « lâcheté », le « mensonge » et la « trahison » du constructeur américain qu’il a accusé d’avoir rejeté l’offre de reprise pour « faire monter son cours de Bourse ».

« Je veux dénoncer la lâcheté de Ford à qui je demande de parler depuis trois jours et qui n’a pas eu le courage de prendre le ministre de l’Economie et des Finances au téléphone », a-t-il affirmé, reconnaissant que le constructeur n’avait pas pris la peine de le prévenir.

« Je veux dénoncer le mensonge de Ford qui dit dans un communiqué que l’offre de reprise de Punch n’est pas crédible », a-t-il poursuivi, assurant que l’offre de Punch était, au contraire, « crédible, solide » et « garantissait l’avenir du site industriel de Banquefort ».

« Je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des plus de 800 salariés du site de Blanquefort », a insisté le ministre, qui leur a rendu hommage « parce qu’ils avaient accepté de réduire leurs salaires, de réduire leurs RTT et de faire des efforts considérables pour garantir la reprise ».

« Ils ont été trahis par Ford. Les salariés, les syndicats et [le délégué CGT et candidat à la présidentielle] Philippe Poutou ont été à la hauteur de leurs responsabilités, là où Ford ne l’a pas été », a conclu le ministre.

Ford a annoncé dans un communiqu