Bosch Rodez: accord syndicats-direction « pour préserver l’emploi »

TOULOUSE, 4 juillet 2018 (AFP) – Les syndicats et la direction de l’usine Bosch à Rodez, à l’exception de la CGT, ont signé mercredi « un accord +de transition+ visant à préserver les emplois sur le site » en contrepartie d’un investissement du groupe allemand de 14 millions d’euros, a indiqué la direction du site.

Les syndicats Sud, CFDT, CFE-CGC » ont signé cet « accord de transition pour préserver les emplois, éviter les licenciements et laisser émerger un nouveau projet industriel » alors que la CGT s’est abstenue, dénonçant un « accord de compétitivité sans contrepartie », estime ce syndicat dans un communiqué.

« Bosch joue les précurseurs en matière de recul des droits sociaux et de l’emploi en France », déplore la CGT.

« Nous, on prend nos responsabilités », a confié de son côté à l’AFP Cédric Belledent, délégué Sud, premier syndicat chez Bosch Rodez. « Si on ne signe pas, c’est un PSE (lié à un licenciement NDLR) pour la fin de l’année pour 700 personnes », a-t-il commenté.

« C’est un accord juste, qui nous permet de poursuivre les actions afin de préparer l’avenir du site de Rodez », affirme dans son communiqué Heiko Carrie, le président de Bosch France et Benelux.

Par cet accord, Bosch France, qui emploie quelque 1.600 personnes dans l’usine aveyronnaise, prévoit d’investir sur ce site, spécialisé dans la production de bougies et systèmes d’injection à destination de véhicules diesel, 14 millions d’euros « pour moderniser une ligne d’injecteurs diesel existante à Rodez et l’adapter ainsi à la nouvelle génération d’injecteurs ».

Cette ligne sera destinée à fabriquer une nouvelle famille d’injecteurs diesel qui permettra de répondre aux nouvelles normes anti-pollution, selon Jean-Noël Cruilles (CFDT).

Pour limiter le recours à l’activité partielle, Sud précise que cet accord, qui porte sur une période 2018-2021, prévoit des mesures sur le temps de travail des seniors sur la base du volontariat, l’impossibilité pour les salariés de mettre notamment leurs RTT et leurs congés d’ancienneté sur leurs comptes-épargne-temps.

Un groupe de réflexion industrielle est aussi chargé de trouver de nouveaux débouchés pour cette usine, d’ici 2021.

La direction souligne que « Bosch soutiendra la diversification industrielle de l’usine afin de lui permettre de se tourner vers divers secteurs tels que l’aéronautique, l’hydrogène et d’autres applications automobiles, ainsi que l’horlogerie. »

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