Brexit: le Medef appelle les entreprises à se préparer « au pire scénario »

PARIS, 16 janvier 2019 (AFP) – Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a appelé mercredi les entreprises françaises à se préparer au « pire scénario », au lendemain du rejet par le Parlement britannique de l’accord entre Londres et Bruxelles sur le Brexit.

« Le vote d’hier soir ajoute de l’incertitude à l’incertitude », a affirmé M. Roux de Bézieux, cité dans un communiqué. « Face au Brexit, la seule urgence pour nous est d’accélérer la préparation des entreprises au pire scénario, même si le pire n’est pas sûr », a-t-il ajouté.

« Il n’y aurait alors ni transition, ni délais, ni dérogation », prévient l’organisation patronale. « Les personnes, les biens, les services et les capitaux ne pourraient plus circuler librement entre l’Europe et le Royaume-Uni », ajoute-elle.

« Face au Brexit, la seule urgence pour nous est d’accélérer la préparation des entreprises au pire scénario, même si le pire n’est pas sûr », a insisté M. Roux de Bézieux.

Le Medef rappelle que 300.000 Français travaillent actuellement au Royaume-Uni et que 150.000 Britanniques sont installés en France. Selon l’organisation patronale, 30.000 entreprises françaises exportent au Royaume-Uni, dont plus de 3.000 y sont installées.

Fin novembre, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, s’était déclaré « très inquiet » de la préparation des entreprises françaises à un Brexit dur.

Contacté par l’AFP, le ministère a assuré mercredi que « les douanes se sont préparées depuis des mois au Brexit ». « Nous avons demandé le recrutement de 700 douaniers supplémentaires, dont 500 seront à pied d’oeuvre dès le 29 mars en cas de Brexit sans accord », a ajouté une source de Bercy.

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