British Steel-Ascoval: les salariés de l’aciérie redémarrent le four après une brève interruption

LILLE, 22 mai 2019 (AFP) – Les salariés de British Steel Saint-Saulve, ex-Ascoval racheté par la maison mère de British Steel, sidérurgiste britannique en liquidation judiciaire, ont remis en route le four à l’issue d’un CE extraordinaire, a-t-on appris mercredi de source syndicale.

« On a redémarré le four, la direction a en partie répondu à nos questions », a rapporté sans plus de précisions à l’AFP Nacim Bardi, délégué CGT à l’issue d’un CE extraordinaire qui s’est déroulé l’après-midi.

Il demande que « les fonds privés, soit environ 40 millions d’euros qui devaient être échelonnés dans le temps, soient disponibles immédiatement pour mettre en route les investissements ».

Les salariés doivent être reçus d’ici la fin de la semaine à Bercy.

Le sidérurgiste britannique a été placé en liquidation par le gouvernement britannique, une semaine après le rachat du site français par sa maison mère Olympus Steel Ltd.

« Cette procédure n’inclut pas l’aciérie de British Steel Saint-Saulve qui est détenue par une autre société du groupe », à savoir la maison-mère du groupe Olympus Steel Ltd, a précisé le ministère de l’Economie.

Il a ajouté que « le plan d’affaires » du site français, qui compte 270 salariés, ne dépend pas des activités britanniques, « ni industriellement, ni pour son financement ».

Le président de la Région Hauts-de-France Xavier Bertrand, attendu en fin d’après-midi sur le site, et le président de Valenciennes Métropole, Laurent Degallaix, avait demandé un peu plus tôt à Bercy de réunir « avant le weekend les partenaires: collectivités locales, repreneur, représentants des salariés et direction d’Ascoval pour apporter des réponses aux salariés sur la solidité économique du projet ».

« Les salariés sont sur le site, ils veulent des garanties sur la venue des représentants de British Steel, qui ne sont jamais venus. Il est plus que temps qu’ils s’expliquent », avait déclaré un peu plus tôt Bruno Kopczynski, délégué CFDT et porte-parole de l’intersyndicale. « On est dans le flou total et l’angoisse à nouveau ».

L’État français a décidé la semaine dernière le déblocage de 15 millions d’euros de prêt pour le site, et la partie britannique 5 millions. Bruno Le Maire avait précisé que cette dernière avait en outre signé un « prêt d’actionnaires de 40 millions d’euros ».

Le conseil régional des Hauts-de-France a de son côté voté mardi pour octroyer 12 millions d’euros de prêt pour l’aciérie de Saint-Saulve, comme il s’était engagé à le faire.

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