Calais: fermeture de l’usine de chimie Tioxide, 108 emplois supprimés

CALAIS, 17 mars 2017 (AFP) – Le groupe de chimie Huntsman, présent dans 30 pays et revendiquant 15.000 salariés dans le monde, a annoncé vendredi la fermeture au troisième trimestre 2017 de son usine Tioxide de Calais, entraînant la suppression de 108 emplois.

Le site calaisien, en activité depuis 40 ans, a employé jusqu’à 650 personnes.

Après « la fermeture de la section noire » de l’usine en 2015 sur la production de dioxyde de titane, le groupe ferme « la section blanche » consacrée au broyage et à la finition de cette matière, a indiqué le groupe dans un communiqué. L’annonce a été faite au comité d’entreprise.

Cela « permettra de mieux optimiser nos structures de production », a expliqué Simon Turner, président de cette section chez Huntsman. L’entreprise a annoncé récemment « un plan d’amélioration d’activité de la division Pigments et additifs » doté de 15 millions de dollars. Le dernier bénéfice annuel total s’élève à 90 millions de dollars », a-t-il dit.

L’intersyndicale (CFE-CGC, CGT, Unsa), présente aux portes de l’usine en début d’après-midi, a déploré auprès de la presse l’absence de soutien des pouvoirs publics. Et ce alors que « la Région a versé 11,4 millions d’euros pour financer la construction » d’un équipement pour le rejet en mer des effluents de l’usine, « dans le cadre de la réalisation du port Calais 2015 », a souligné Pascal Duquenne, délégué syndical de la CFE-CGC Chimie.

« Il reste maintenant à établir un calendrier pour définir des solutions de reclassement des personnels de l’usine, dont 80% sont des seniors », c’est-à-dire des salariés de plus de 45 ans, a poursuivi Pascal Duquenne. Les premiers départs devraient intervenir début septembre.

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