Caterpillar va fermer son usine près d’Arras (70 salariés) pour délocaliser

LILLE, 18 septembre 2017 (AFP) – Le groupe américain Caterpillar va fermer son usine de Monchy-le-Preux (Pas-de-Calais), qui emploie 70 personnes près d’Arras, pour délocaliser la production en Irlande du Nord et au Brésil, a-t-on appris lundi de source syndicale et auprès de la direction.

Annoncée aux salariés jeudi en CE, selon son secrétaire Jean-François Pierrot (CGT), cette décision devrait entrer en vigueur « au quatrième trimestre 2017 pour s’achever vers la fin de 2018 », d’après un communiqué de la direction du fabricant d’engins de chantier.

Le groupe, qui prévoit également la fermeture de son site de Dyersburg (Etats-Unis, 85 salariés), où sont également fabriqués des éléments de transmission et des boîtes de vitesse, assure que cette décision lui permettra de gagner « sur le plan des coûts pour ces composants, d’améliorer les temps de réaction, de réduire les surfaces de production excédentaires et de mieux utiliser ses outils industriels ».

Caterpillar ne nie pas cependant les « performances du personnel ». De fait, souligne M. Pierrot auprès de l’AFP, le site de Monchy-le-Preux a toujours dégagé un résultat net de l’ordre de 10%, pour un chiffre d’affaires oscillant entre 80 et 90 millions d’euros « ces dernières années ».

La production serait regroupée en Irlande du Nord et au Brésil, d’après M. Pierrot.

« Cette annonce ne m’a pas surpris, car nous fournissions le site de Charleroi (Belgique), qui a fermé en juillet. On savait qu’on était sur la sellette. Mais l’entreprise se porte très bien et il s’agit de délocaliser uniquement pour gagner plus d’argent », dénonce M. Pierrot. « Il y a beaucoup de colère, car cela va laisser sur le carreau des salariés à la seule fin de satisfaire Wall Street et la finance ».

Caterpillar assure que les salariés licenciés « bénéficieront de services de réinsertion professionnelle de la part d’agences actives dans ce domaine ».

Caterpillar s’était installé près d’Arras en 1998, et avait « doublé sa superficie en 2014, grâce notamment aux fonds publics », selon M. Pierrot, précisant que le site fait travailler 67 CDI, et une trentaine d’intérimaires et sous-traitants.

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