Centrale de Cordemais: demande d’EDF rejetée, une expertise sur l’amiante aura bien lieu

RENNES, 6 avril 2017 (AFP) – Le tribunal de grande instance (TGI) de Nantes a rejeté jeudi la demande d’annulation réclamée par EDF d’une expertise sur le risque d’amiante à la centrale thermique de Cordemais (Loire-Atlantique), formulée par les représentants du personnel.

Le TGI de Nantes a déclaré la demande d’EDF irrecevable n’ayant pas été réalisée dans un délai de 15 jours, a précisé Me Vincent Mallevays, avocat associé du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la centrale de Cordemais.

« L’expertise pourra être réalisée dans les semaines qui viennent. Même si EDF se pourvoit en cassation, il n’est pas suspensif », a ajouté Me Mallevays.

EDF a pour sa part estimé que cette demande de saisine d’un expert indépendant, votée il y a près de deux mois par le CHSCT de la centrale, est nulle, le « risque grave » d’une exposition à l’amiante pour la sécurité et la santé des agents EDF n’étant pas prouvé.

La demande d’expertise a été votée après la remise du rapport d’un audit interne de la direction de la centrale, « un peu catastrophique » sur la maîtrise du risque amiante sur le site, avec notamment une cartographie répertoriant les matériaux amiantés « pas à jour ».

Mise en service en 1970, la centrale thermique de Cordemais dispose de deux unités de production au charbon et deux unités au fioul et fait travailler 426 agents EDF et 250 salariés d’entreprises prestataires.

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