Cession annoncée du CAE (groupe Veolia): les salariés inquiets

PARIS, 27 janvier 2016 (AFP) – Les quelque 200 salariés du Centre d’analyses environnementales (CAE, groupe Veolia) s’inquiètent de sa cession annoncée, craignant des dizaines de licenciements, a-t-on appris mercredi auprès de la CFDT.

La cession du CAE, qui compte 210 salariés répartis sur sept sites, a été annoncée début décembre aux salariés. Elle devrait être conclue dans un mois, le repreneur étant le groupe des laboratoires Alpa, a indiqué à l’AFP la CFDT, seul syndicat représenté en comité central d’entreprise.

Du côté de la direction de Veolia, on confirme ce projet de cession du CAE au groupe Alpa « qui cherche lui-même à se développer pour atteindre une taille critique sur le marché des analyses en France, tout en élargissant son domaine de compétence ».

Avec cette cession, l’activité eau de Veolia « n’abandonne nullement la maîtrise de la qualité de son exploitation ni celle de l’eau potable distribuée », souligne-t-on de même source. Des analyses seront toujours commandées à des laboratoires extérieurs « dont, bien évidemment, le CAE ».

Dans le cadre de la cession, un « accord de partenariat sur trois ans » entre Veolia et Alpa prévoit une baisse du prix des analyses « de l’ordre de 40% à 60% », a précisé un élu CFDT. Ce qui fait craindre aux salariés, pour des raisons de productivité, la « fermeture de trois ou quatre sites » et « une moitié du personnel en moins » — à près des deux tiers via des licenciements.

La CFDT demande donc qu' »a minima une clause sociale » soit intégrée au contrat de cession, « à hauteur des mesures d’accompagnement des cessions déjà réalisées » par Veolia.

Le groupe Alpa, dont le siège est à Montmélian (Savoie), annonce sur son site un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros pour 250 salariés. Le CAE a enregistré de son côté un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros en 2015, selon la CFDT.

Les sept laboratoires du CAE sont implantés à Saint-Maurice (Val-de-Marne), Florange (Moselle), Arras (Pas-de-Calais), Caen, Rennes, Toulouse et Vénissieux (Rhône). Ils peuvent analyser « eaux, effluents, boues et sédiments, déchets, air, combustibles et matériaux » alors qu’Alpa, selon la CFDT, est « plutôt sur l’agroalimentaire ».

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