Cession de Kookaï, Chevignon et Pataugas (Vivarte): inquiétude aussi sur la logistique (syndicats)

PARIS, 1 juillet 2016 (AFP) – Les syndicats de Vivarte (La Halle, La Halle aux chaussures, André, Caroll, Minelli, San Marina…) ont souligné vendredi que la vente des enseignes Kookaï, Chevignon et Pataugas, qui comptent plusieurs centaines de salariés, allait aussi impacter la logistique, craignant des conséquences pour l’emploi.

Le groupe a annoncé jeudi son projet de cession des trois enseignes. Une porte-parole de la direction a précisé qu’il s’agissait « du tout début du processus », qui devrait durer plusieurs mois.

Mais pour les syndicats CGT, CFDT et FO, outre les conséquences pour les salariés des enseignes, se pose aussi la question de ceux de la logistique, ainsi que de services administratifs ou du siège de Kookaï, qui a rejoint celui de Naf Naf.

La logistique des trois enseignes est en effet imbriquée avec celle de Naf Naf, depuis l’intégration en mai des flux Kookaï et Pataugas, ont-ils expliqué à l’AFP. Donc « forcément il y aura un impact » à ce niveau, a déclaré Jean-Louis Alfred (CFDT), qui craint que la logistique (environ 140 salariés selon lui) soit « appelée à être externalisée ».

Même inquiétude pour la logistique de FO et la CGT. Avec trois enseignes qui « sortent du périmètre, ça aura des conséquences » sur les salariés de ce secteur, a observé Karim Cheboub, secrétaire CGT du comité de groupe.

Les trois entités comptaient fin 2015, selon les chiffres du rapport du comité de groupe, 910 salariés: 600 chez Kookaï, 250 chez Chevignon et 60 pour Pataugas.

Mais selon Vivarte, elles regroupent 593 collaborateurs: 322 au sein de Kookaï, 217 chez Chevignon et 54 pour Pataugas.

Pour Kookaï, la direction ne compte pas les 90 salariés du siège, ni les salariés en CDD des magasins, a observé une source syndicale.

Au-delà, les trois syndicats s’inquiètent de l’avenir du groupe. La CFDT craint « un « démantèlement, avec une vente par appartement qui s’accélère », dit son représentant Jean-Louis Alfred. Quant à Gérald Gautier, coordinateur FO, il relève que Vivarte est « obligé de brader des fleurons en termes de marque pour continuer à investir » dans les autres sociétés du groupe.

M. Gautier dénonce aussi, comme la CGT et la CFDT, « l’absence de dialogue » et « l’opacité » autour de l’annonce des ventes, faite « le 30 juin, avant le départ en vacances ». Une réunion extraordinaire du comité de groupe, qui n’a pas été informé, a été demandée.

Une porte-parole de la direction a expliqué jeudi ces cessions par la volonté de Vivarte de donner à ces enseignes « les moyens de se développer ».

sp/jg/sg