CFDT et FO se disputent la présidence de l’Ircantec

L’élection du futur président de l’Ircantec s’annonce serrée. Jean-Pierre Costes, président sortant de la commission des comptes et de l’audit, avait été désigné par la CFDT. Mais Philippe Soubirous, qui vient d’intégrer la délégation FO au CA de l’Ircantec, a décidé de se porter candidat, avec le soutien officiel de la CGT. « C’est un contrecoup du changement de président à l’Arrco », justifie le secrétaire de la FGF-FO. « L’hégémonie de la CFDT sur le paysage de la retraite complémentaire n’est pas une bonne chose », ajoute Christophe Prudhomme (CGT). « La CFDT s’est contentée de tirer les conséquences de l’absence de candidat de FO après sa non-signature de l’accord », se défend Jean-Pierre Costes. « Quant au soi-disant monopole de la CFDT, l’argument peut se retourner contre FO, sachant que celle-ci occupe déjà les présidences de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) et du GIP Union Retraite », observe le cédétiste.

 

Mais la bagarre porte aussi sur le fond. « Il me paraît difficile d’élire un président issu des syndicats non signataires de la réforme de 2008 encore en cours de déploiement jusqu’en 2018 », considère Jean-Pierre Costes. « Ma candidature vise surtout à conforter la place de l’Ircantec dans un grand pôle de retraite public constitué aussi de la CNRACL et du service des pensions des fonctionnaires de l’État », soutient Philippe Soubirous, soucieux de lutter contre toute « tentation de confondre l’Ircantec avec l’Agirc-Arrco ».

« En tant que régime complémentaire de passage, adossé de surcroît à la Cnav, l’Ircantec n’a rien à voir avec les régimes intégrés des fonctionnaires », rétorque Jean-Pierre Costes. En attendant le vote, chacun compte ses troupes. Si la CFDT mise sur l’appui du camp réformiste, FO espère recevoir le soutien des autres syndicats contestataires (FSU, Solidaires) mais aussi celui de quelques transfuges syndicaux réformistes et des employeurs hospitaliers.

Ircantec : CFDT et FO se disputent la présidence