CGT et FO appellent à la grève le personnel de la raffinerie Exxon près du Havre

LE HAVRE, 23 mai 2016 (AFP) – Les syndicats CGT et FO de la raffinerie ExxonMobil de Notre-Dame-de-Gravenchon, près du Havre (Seine-Maritime) vont appeler le personnel à la grève dès mardi matin pour mettre à l’arrêt la 3e raffinerie française, a-t-on appris lundi de source syndicale.

« La CGT et FO vont appeler dès demain (mardi) matin dans des assemblées générales le personnel à faire grève pour le retrait de la loi travail », a indiqué à l’AFP Christophe Aubert, secrétaire du syndicat CGT de la raffinerie.

« A chaque quart, à 05H30, 13H30 et 21H30, la grève sera proposée aux personnels », a-t-il précisé.

Lundi à la mi-journée les deux syndicats grévistes avaient déjà installé une toile de tente en vue d’une consultation du personnel mais ils ont dû la replier sur ordre des gendarmes, appliquant une décision de la préfecture qui ne voulait aucun rassemblement devant la raffinerie, selon M. Aubert.

Dès lundi matin, des forces de l’ordre avaient pris place pour empêcher tout rassemblement de manifestants visant à bloquer l’usine pétrolière.

En l’absence de tout blocage, il y a eu toute la journée de lundi un va-et-vient incessant de camions-citernes entrant et sortant du dépôt de carburants de la raffinerie, ont constaté des journalistes sur place.

Si ExxonMobil (1.000 salariés pour la raffinerie) basculait dans la grève mardi, cela signifierait que seraient stoppées les trois plus grosses raffineries de France, avec celles, déjà à l’arrêt, de Gonfreville-l’Orcher près du Havre et de Donges près de Nantes, représentant à elles trois 60% du raffinage français.

Dans un communiqué la préfecture de Seine-Maritime a indiqué lundi que « plus de 10 millions de litres de carburants seront livrés » lundi dans les stations-service du département, en particulier dans la région havraise.

Autre menace sur l’approvisionnement en carburants: la Compagnie industrielle maritime (CIM, 260 salariés)), qui exploite les terminaux pétroliers du Havre et d’Antifer (nord du Havre, près d’Etretat), et dont les installations sont connectées par oléoducs aux raffineries de Total et d’Exxon, pourrait aussi se mettre en grève.

Le personnel devait être consulté vers 18H00 lundi pour l’équipe du soir. Puis les consultations devaient se poursuivre mardi pour les équipes de jour, a indiqué un membre du personnel à l’AFP.

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