CGT Transports: la direction contestée en justice

PARIS, 4 avril 2016 (AFP) – La réélection du numéro un de la CGT Transports est contestée en justice par des membres de sa fédération, qui font état de « nombreux détournements de votes », selon la copie de l’assignation consultée lundi par l’AFP.

L’assignation devant le tribunal de grande instance de Bobigny a été portée par onze syndicats CGT (Air France, transports des Pays de la Loire, etc.) et des membres de la commission exécutive fédérale (CEF), élue en avril 2015 lors du congrès de la CGT Transports.

Ils reprochent en premier lieu à l’actuel secrétaire général de la CGT Transports, Jérôme Vérité, d’être passé outre les statuts de la fédération.

Les textes prévoient que le candidat soit notamment « salarié d’une société de transports » et soutenu par une organisation syndicale auprès de laquelle il justifie « d’une adhésion supérieure à deux ans », deux conditions pas remplies dans le cas de M. Vérité, selon eux.

En outre, les auteurs de l’assignation « ont constaté de nombreux détournements de vote », certains membres de la commission exécutive sortante ayant par exemple voté « sans être mandatés par leur syndicat ».

Le trésorier de la CGT Transports est également visé par l’action en justice, ainsi qu’un troisième membre du bureau fédéral.

« On ne peut être que serein sur le fond du dossier », a réagi auprès de l’AFP Jérôme Vérité, reconduit en avril 2015 pour un deuxième mandat de trois ans.

Le responsable syndical s’est par ailleurs « interrogé sur le timing ». « Un an après le congrès et en plein conflit (sur la loi El Khomri), quel est le but recherché? Sans doute pas le renforcement de la CGT auprès des salariés », a-t-il commenté.

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