Code du travail: la CFDT Métallurgie appelle Laurent Berger à la mobilisation

PARIS, 17 septembre 2017 (AFP) – La fédération métallurgie de la CFDT (FGMM) appelle dimanche Laurent Berger, patron du syndicat, à plus de fermeté face à la réforme du Code du travail, l’exhortant à appeler à « une mobilisation nationale ».

« Le choix a été fait de ne pas appeler à une mobilisation nationale », rappelle la FGMM dans un courrier adressé à M. Berger, transmis à l’AFP.

« C’est ce choix qui a occasionné la colère de nombreux militants qui, appartenant à la première organisation syndicale du privé, s’attendaient à une réaction bien plus forte de la CFDT », ajoute-t-elle, en précisant que ce courrier a été décidé à l’issue d’un bureau fédéral.

« Ce qu’attendent les militants, relayés massivement par l’expression des membres du bureau fédéral, c’est un appel national à manifester de la part de la CFDT », poursuit la fédération, qui estime que les ordonnances sur la réforme du Code du travail « contiennent des mesures de recul du droit social et du droit syndical ».

Parmi ces mesures, elle cite notamment « la possibilité de remettre en cause des éléments légaux ou conventionnels dans les entreprises de moins de 50 salariés sans la présence de syndicats » et celle, « offerte aux employeurs, de décider unilatéralement des dispositions applicables dans les entreprises de moins de onze salariés ou dans les moins de 20 en l’absence d’élus ».

Elle dénonce aussi la remise en cause des modalités du compte pénibilité ou la restriction du périmètre d’appréciation des difficultés économiques d’une entreprise au seul Hexagone en cas de plan social, « avec les conséquences que les salariés de la métallurgie n’ont pas de mal à imaginer ».

« Les militants vivent depuis plusieurs années une accumulation de réformes qui devient insupportable et qui est un des éléments contribuant à la dégradation du dialogue social. Le patronat affiche une belle vitrine sociale mais dans les faits est très souvent rétrograde et antisyndical », poursuit le syndicat des métallos.

Il déplore aussi avoir « manqué cruellement de matériel pour expliquer le positionnement de la CFDT dans la période courant du 31 août (date du dévoilement du contenu des ordonnances, NDLR) au 12 septembre (date de la première manifestation du quinquennat contre la réforme du Code du travail à l’appel de la CGT, FSU, Unef et Solidaires, NDLR) ».

La FGMM conclut son courrier en disant soutenir « l’ensemble des syndicats de la métallurgie dans leur choix d’action, exprimant (leur) mécontentement ».

ls/cel/cb