Code du travail: la CFE-CGC appelle les syndicats à se « réunir officiellement »

 PARIS, 5 juillet 2017 (AFP) – Le président de la CGE-CGC, François Hommeril, souhaite que les syndicats représentatifs se réunissent « officiellement » pour signifier leurs « désaccords communs avec le gouvernement » sur le code du travail, et n’exclut pas une mobilisation de son syndicat, dans une interview à L’Humanité mercredi.

Alors que les concertations sur les ordonnances se poursuivent entre le ministère du travail et les partenaires sociaux, celle « entre les syndicats est plus que nécessaire », juge M. Hommeril.

« Nous avons tous nos numéros de téléphone et nous avons des contacts rapprochés et officieux afin d’échanger sur ce qui a été dit lors des différentes rencontres bilatérales. Et sur ce qui nous paraît important de tenir comme position », explique-t-il.

« Il arrivera un moment où nous devrons nous réunir officiellement pour faire part de nos désaccords communs avec le gouvernement. C’est ce que le pays attend de nous. L’ensemble des Français vivrait mal que nous soyons à nouveau divisés », ajoute le leader de la centrale des cadres.

Interrogé pour savoir si son organisation compte participer à la journée de mobilisation à laquelle appelle la CGT le 12 septembre, M. Hommeril répond: « je n’exclus rien. Nous essayons de construire la réponse la plus appropriée. Ce qui va guider notre choix, c’est le caractère rassembleur de cette mobilisation et sa capacité à créer un rapport de force suffisant nous permettant de sortir de l’impasse ».

Parmi les lignes rouges pour son syndicat dans le projet du gouvernement figure le contrat de chantier, à mi-chemin entre le CDI et l’intérim, étendu à d’autres secteurs que celui du bâtiment, qui n’est « autre que de l’intérim sans le coût ».

Mais aussi « le rétrécissement du périmètre économique à la filiale et non plus aux résultats à l’échelle internationale pour évaluer les licenciements économiques », qu’il juge « scandaleux », car « qui peut penser que faciliter les licenciements en France dans les grandes multinationales pourrait avoir un effet positif sur l’emploi? ».

La CFE-CGC, comme l’ensemble des organisations syndicales et patronales représentatives, doit être auditionnée mercredi par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale sur le projet de loi d’habilitation à légiférer par ordonnances sur le code du travail. Le texte doit être examiné en première lecture dans l’hémicycle à partir du 10 juillet.

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