Compte personnel d’activité: Valls « regrette » la position du patronat

PARIS, 27 janvier 2016 (AFP) – Le Premier ministre Manuel Valls a déclaré mercredi devant les député qu’il « regrettait » la position du patronat lors des négociations avec les syndicats sur le futur compte personnel d’activité (CPA), mais il ne « désespère pas que les partenaires sociaux avancent » sur ce dossier.

Lors de la troisième et avant-dernière séance de négociations sur le CPA mardi, le patronat a retiré de son projet d’accord le compte pénibilité, à la surprise des syndicats, qui ont dénoncé un « recul ». L’intégration du compte pénibilité dans le CPA avait pourtant été actée lors de la précédente négociation, le 14 décembre.

« Je regrette la position prise par le patronat à ce stade mais je ne désespère pas que les partenaires sociaux avancent », a déclaré Manuel Valls lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Le CPA, a-t-il souligné, fait l’objet de « discussions difficiles » entre syndicats et patronat, chargés d’aboutir à un accord avant le 8 février par Myriam El Khomri pour l’intégrer dans son projet de loi réformant le droit du Travail, qu’elle présentera début mars.

Selon les syndicats, le patronat (Medef, CGPME et UPA) a voulu marquer son désaccord après la parution, le 31 décembre, des décrets sur le compte pénibilité, une mesure emblématique de la réforme des retraites de 2013 à laquelle il s’est opposée.

Le projet de « position commune » qu’il a présenté aux syndicats ne propose de regrouper que le compte personnel de formation (CPF) et les droits à l’assurance chômage – que les syndicats ne souhaitent pas à ce stade voir intégrer dans le CPA.

Présenté par François Hollande comme la grande réforme sociale de son quinquennat, le CPA, « capital du travailleur », vise à rattacher l’ensemble des droits sociaux (formation, pénibilité, compte épargne temps…) à la personne et non plus au statut, afin de « sécuriser » des parcours professionnels de plus en plus heurtés.

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