« Confettis et peinture à l’eau »: un syndicaliste relaxé

PARIS, 28 mai 2018 (AFP) – Un cadre de la CGT-Construction poursuivi à Paris dans le procès dit « des confettis et de la peinture à l’eau » l’opposant au patronat du secteur a été relaxé lundi en appel.

Le prévenu de 54 ans avait participé en avril 2014, avec une trentaine d’autres militants de la CGT-Construction, à une action surprise au siège de la Fédération française du bâtiment (FFB) pour revendiquer un départ à la retraite à 55 ans dans les métiers pénibles.

En première instance en 2016, Philippe Christmann avait été reconnu coupable d’avoir projeté de la peinture sur des parois et « complice » de diverses dégradations (autocollants, tags et confettis jetés, mobilier déplacé, grille de sécurité abimée) « ayant entraîné un dommage léger ».

Le parquet avait fait appel du jugement le condamnant à une amende de 500 euros et à verser environ 17.000 euros à la FFB (1.000 euros de préjudice moral, plus de 14.500 euros pour le préjudice matériel et 1.500 euros de frais de justice).

Pour la CGT, soutenue par plusieurs partis de gauche, ce procès s’apparentait à une « +criminalisation+ de l’action syndicale ».

Lors du procès en appel fin mars, l’avocate du prévenu, Me Cathy Farran, avait estimé que le but de la FFB, qui « a gonflé les faits et chargé la barque » selon elle, était d’exclure son client des négociations paritaires, une « atteinte grave à la liberté syndicale ».

De son côté, l’avocate générale s’était « étonnée » que les faits aient été requalifiés en dégradations légères en première instance, estimant que le bâtiment avait été rendu « impropre à l’usage ».

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