Conflit chez SNF (Chimie): la direction envisage du chômage partiel

SAINT-ÉTIENNE, 25 juin 2018 (AFP) – Au huitième jour du conflit social touchant SNF, le numéro un mondial du traitement de l’eau, la direction a convoqué mardi un CE extraordinaire pour présenter des mesures de chômage partiel à son siège d’Andrézieux-Bouthéon (Loire).

René Hund, le président du directoire de SNF France, a déclaré mardi à l’AFP qu’en cas de poursuite du blocage du principal site du groupe pour des revendications salariales « la production pourrait y être à l’arrêt d’ici deux à trois jours ».

Expliquant que le piquet de grève installé depuis le 18 juin à l’extérieur de ce site, où travaillent près de 1.200 personnes, empêche l’entrée de la quasi-totalité des 160 camions qui approvisionnent quotidiennement l’entreprise, il annonce qu’un « comité d’entreprise extraordinaire qui porte sur un projet de mise en place de mesures de chômage partiel est programmé mardi après-midi ».

Parallèlement, la direction du groupe de chimie spécialisé dans le traitement de l’eau a lancé une nouvelle assignation en référé des délégués syndicaux qui participent au mouvement (CGT, CFDT), pour tenter d’obtenir l’expulsion du piquet de grève.

Elle sera examinée mardi matin par le tribunal de grande instance de Saint-Etienne qui, vendredi dernier, l’avait déboutée d’une demande similaire.

Selon René Hund, « la moyenne des rémunérations des salariés du groupe est plutôt supérieure à celle des autres entreprises françaises de la chimie ».

« SNF France, qui a enregistré des pertes en 2017 et qui devrait faire de même cette année ne peut par répondre aux revendications salariales exprimées par la CFDT et la CGT », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la contre-manifestation de salariés non-grévistes lundi matin au siège de SNF, René Hund affirme qu' »elle a eu lieu à l’insu de la direction, qui a tenté d’en dissuader les participants, avant de leur demander de rentrer à l’intérieur de l’entreprise pour éviter des heurts avec les grévistes ».

DM/nd