Coronavirus: des syndicats du ferroviaire réclament la reconnaissance automatique en maladie professionnelle

PARIS, 24 avril 2020 (AFP) – L’Unsa ferroviaire et FO-Cheminots, deuxième et cinquième syndicats de la branche ferroviaire, ont réclamé au gouvernement la reconnaissance automatique en maladie professionnelle pour les salariés du secteur infectés par le coronavirus, ont-ils annoncé vendredi.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé mardi que la pathologie due au nouveau coronavirus serait reconnue de façon « automatique » comme maladie professionnelle pour les personnels soignants, mais pas pour les autres catégories de travailleurs, qui devront se soumettre aux procédures classiques.

Alors que « dans cette situation de crise sanitaire sans précédent, les pouvoirs publics redécouvrent les vertus du service public de transport ferroviaire », l’Unsa ferroviaire « attend davantage de considération du gouvernement pour les cheminots », indique le syndicat dans un communiqué.

Il précise avoir écrit jeudi au ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports, pour qu’il intervienne auprès du ministère de la Santé, « afin de compléter le dispositif de reconnaissance en maladie professionnelle ».

Dans un courrier adressé vendredi au secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, FO-Cheminots demande de son côté la reconnaissance automatique en maladie professionnelle non seulement pour « les salariés de la branche ferroviaire » mais aussi pour ceux « de la restauration ferroviaire ».

« Il a été demandé à ces salariés d’assurer le transport des personnes et des marchandises, bien souvent sans les moyens de protection nécessaires (…) Il nous semble donc particulièrement juste et nécessaire de reconnaître de manière automatique en maladie professionnelle les infections au Covid-19 pour l’ensemble » de ces personnels « appelés à travailler dans la période », estime le syndicat dans sa lettre, transmise à l’AFP.

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