Coronavirus: France Industrie souhaite de la « flexibilité » dans l’organisation du travail

PARIS, 7 mai 2020 (AFP) – Le président de France Industrie Philippe Varin a souhaité jeudi de la « flexibilité » dans l’organisation du travail industriel pour rester « compétitif », dans le contexte des règles sanitaires mises en place face au Covid-19.

« On a une question à régler. Comment est-ce qu’on reste compétitif dans cet environnement? », a déclaré M. Varin, interrogé sur l’impact des mesures sanitaires dans l’industrie, lors d’une audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

« Nous réfléchissons à des dispositifs en matière d’organisation du travail. Je pense que le maître mot, c’est la flexibilité », a affirmé M. Varin.

« Il va falloir qu’en matière d’organisation du travail, on trouve les moments où il va falloir donner un coup de rein parce qu’effectivement, en perdant en productivité alors que (…) la demande est forte, on perdrait du manque à gagner » et « pouvoir récupérer à un autre moment ».

Pour le président de France Industrie, « il y autant de cas d’espèce que d’entreprises ».

« Le maître mot c’est la flexibilité et aussi le dialogue avec les organisations représentatives du personnel parce que ce qui est [un élément] clé pour trouver ces modalités, c’est la confiance », a-t-il ajouté.

Le vice-président de France Industrie Alexandre Saubot a évoqué une fourchette entre 10% et 25% de coût supplémentaire pour la mise en oeuvre des règles sanitaires selon les secteurs.

« Sur une ligne complètement automatisée où vous avez une seule personne sur un poste de travail, sur une surface assez grande, les impacts vont être assez limités. Dès que vous êtes en montage, avec plusieurs personnes sur un poste, les contraintes deviennent fortes (…) et ça peut aller jusqu’à 25% », a expliqué M. Saubot.

sbo/LyS