Coronavirus: le gouvernement précisera mercredi le montant de l’aide aux familles modestes

PARIS, 14 avril 2020 (AFP) – Le gouvernement doit dévoiler mercredi, à l’issue du conseil des ministres, le montant et les modalités de l' »aide exceptionnelle aux familles les plus modestes » annoncée par Emmanuel Macron, a appris mardi l’AFP.

Cette aide doit notamment permettre de répondre « à un certain nombre de situations problématiques, que les associations nous ont fait remonter », a indiqué à l’AFP l’entourage de la secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la pauvreté, Christelle Dubos.

Observant que les semaines de confinement sont « aussi très difficiles (…) pour les plus fragiles et les plus démunis », le chef de l’Etat avait indiqué, lors d’une allocution solennelle lundi soir, que le gouvernement verserait « sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants, afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels ».

Pendant le confinement, les ménages les plus modestes peuvent subir des pertes de revenus – par exemple parce qu’ils perdent l’opportunité d’effectuer certains « petits jobs » -, a observé le cabinet de Mme Dubos.

En outre, les familles défavorisées ont plus de difficultés à accéder aux dispositifs d’aide alimentaire mis en place par les associations, et sont confrontées à certains surcoûts – comme le fait de nourrir leurs enfants à midi, alors qu’ils bénéficient en temps normal de tarifs sociaux, voire de la gratuité, dans les cantines scolaires.

L’aide « ponctuelle », dont le gouvernement doit préciser les contours mercredi, doit donc permettre aux personnes les plus précaires – surtout des familles, mais aussi des personnes sans enfants – de « combler leur budget entamé par des dépenses plus importantes ou des rentrées moins importantes », résume-t-on dans l’entourage de Mme Dubos.

« Cette annonce du président, c’est une grande satisfaction, mais nous attendons désormais de connaître le montant de l’aide », a commenté auprès de l’AFP Jérôme Voiturier, au nom du collectif « Alerte », regroupant des associations de lutte contre la pauvreté.

« De notre côté, nous avons demandé au gouvernement une aide de 250 euros par personne, et non pas par famille », a souligné M. Voiturier, par ailleurs directeur général de l’Uniopss, organisme qui regroupe des acteurs privés non lucratifs de la solidarité.

Dans son allocution de lundi, Emmanuel Macron a également annoncé une aide pour « les étudiants les plus précaires vivant parfois loin de leurs familles, en particulier lorsque celles-ci viennent d’outre-mer ».

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