Création d’un Haut-Commissariat à l’engagement civique, présidé par François Chérèque

PARIS, 13 avril 2016 (AFP) – La création d’un Haut-Commissariat à l’engagement civique, placé auprès du Premier ministre et présidé par l’ex-numéro un de la CFDT François Chérèque, a été annoncée lors du conseil des ministres mercredi, selon le compte rendu du conseil.

Créée par décret du 11 avril, la structure sera chargée de coordonner l’action interministérielle en faveur de l’engagement civique, a précisé l’Agence du service civique dans un communiqué.

Outre ses nouvelles fonctions, M. Chérèque restera président de l’Agence du service civique.

Le Haut-Commissariat devra notamment développer le service civique, coordonner la réflexion sur une extension de la journée « Défense et citoyenneté », et créer et promouvoir une « réserve citoyenne ».

La création de ce Haut-Commissariat avait été annoncée par François Hollande le 11 janvier, lors de ses voeux à la jeunesse et aux « forces de l’engagement ».

Le chef de l’Etat avait alors demandé au gouvernement « d’étudier » la possibilité d’allonger « jusqu’à une semaine » l’actuelle journée défense et citoyenneté (JDC).

Cette journée, instaurée en 1997 lors de la professionnalisation des armées, est obligatoire pour tous les jeunes de 18 ans. Elle comprend une initiation aux enjeux de défense, des tests de français pour détecter les jeunes en décrochage et, depuis le début 2016, une sensibilisation à la sécurité routière et des informations sur les possibilités d’entrée dans la vie active.

François Hollande avait également annoncé que le budget du service civique passerait de « 300 millions d’euros aujourd’hui » à « plus d’un milliard d’euros en 2018 », avec l’objectif qu’il puisse accueillir « près de 350.000 jeunes par an » d’ici trois ans.

Depuis sa création en 2010, ce dispositif, qui permet aux 16-25 ans d’effectuer une mission d’intérêt général de six à douze mois, indemnisée 573 euros nets par mois, a accueilli « près de 130.000 jeunes », selon l’Agence du service civique.

La « réserve citoyenne » doit pour sa part permettre notamment à l’Education nationale de faire appel à des intervenants extérieurs dans les établissements pour développer l’éducation à la citoyenneté et à la laïcité.

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