« Cri d’alerte » de militants pour défendre l’existence des syndicats

PARIS, 3 juillet 2019 (AFP) – Plus de 150 syndicalistes de la CGT, de Force ouvrière et de la FSU lancent un « cri d’alerte » pour défendre les syndicats, fustigeant l' »offensive » gouvernementale contre leur « existence même », dans une lettre dont l’AFP a obtenu copie mercredi.

Cet appel, parti fin mai d’une trentaine de militants, circule « dans le réseau militant par mail », a expliqué à l’AFP Arnaud Albarede, enseignant et militant FO, qui l’a co-rédigé avec une militante FSU.

« Plus que jamais l’heure est à la défense de l’existence de nos syndicats comme outils de combat au service des salariés pour résister aux mesures du gouvernement Macron-Philippe », selon cet appel.

L' »offensive contre l’existence même des syndicats va de concert avec la politique destructrice des droits menée par le gouvernement Macron » et « doit être stoppée », ajoute la lettre.

Les signataires, dont certains occupent des responsabilités départementales ou nationales dans une cinquantaine de départements, soulignent que « la construction et le renforcement » des syndicats « sont intimement liés à la conquête des droits collectifs pour tous les salariés ».

« Code du travail, conventions collectives, statuts, protection sociale, services publics, droit syndical: rien n’a été donné par le patronat et l’Etat, tout a été arraché par le combat acharné de militant-es », insistent les signataires, selon qui « l’existence de syndicats indépendants est un élément fondamental de l’existence de la démocratie »

Or, argumentent-ils, « plus le gouvernement cherche à avancer dans sa politique de destruction des droits et garanties de tous les salariés (…) plus il travaille à affaiblir les organisations syndicales ouvrière traditionnelle ».

Ils fustigent « les prises de positions selon lesquelles le syndicalisme serait inefficace et dépassé, qu’il n’est plus à l’ordre du jour, qu’il faudrait trouver d’autres formes d’actions ».

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