Crise à la CFE-CGC: une réforme des statuts est proposée 15/12/2015 – Dialogue et relations sociales

PARIS, 14 décembre 2015 (AFP) – Plusieurs fédérations de la CFE-CGC ont proposé lundi une réforme des statuts de la confédération pour permettre au numéro un, Carole Couvert, de briguer un nouveau mandat au congrès de juin et de sortir de la crise créée par le refus de sa fédération, l’énergie, de l’investir.

Présidente de la centrale depuis 2013, Mme Couvert n’a pas obtenu la semaine dernière l’aval – obligatoire selon les statuts – de sa fédération d’origine, l’énergie. Celle-ci a proposé d’autres candidats en vue du 36e congrès de la confédération prévu les 1er et 2 juin à Lyon.

Lors d’une réunion du Comité directeur de la centrale lundi, « j’ai annoncé que nous sommes plusieurs fédérations à réfléchir à une réforme des statuts », a indiqué à l’AFP Régis Dos Santos, numéro un de la Fédération des banques, l’un des soutiens de Mme Couvert.

« Nous demandons aux fédérations de réfléchir à cette piste durant la trêve des confiseurs et de refaire un point en janvier ». « C’est une manière de sortir de la crise », selon lui.

Il s’agirait d’amender l’article des statuts qui rend obligatoire l’aval de sa fédération d’origine pour un dirigeant sortant qui brigue un nouveau mandat.

« Cet article n’est pas bon, on ne peut pas accepter qu’une fédération ait un droit de veto » sur l’ensemble du syndicat, a-t-il ajouté.

Une telle réforme devrait avoir lieu avant le 7 mai, date limite du dépôt des candidatures.

Quatorze fédérations (banques, assurances, commerce, chimie, santé etc), qui représentent quelque 60% de la centrale, ont déjà dans une déclaration publiée la semaine dernière apporté leur soutien à Carole Couvert.

Un nouveau comité directeur, réunissant les numéros uns des fédérations autour de la direction confédérale, est prévu fin janvier.

Carole Couvert avait été élue au congrès de Saint-Malo en avril 2013, après une âpre bataille l’opposant d’abord à l’ex-président Bernard Van Craeynest- qui avait fini par jeter l’éponge- puis à François Hommeril, soutenu notamment par la puissante fédération de la métallurgie.

em/jg/ei


© AFP–Liaisons–Sociales

   Filtres et/ou lertes   

   Dossiers