Débrayages chez FedEx pour une hausse des salaires post-Covid

PARIS, 7 juillet 2020 (AFP) – Des débrayages ont eu lieu mardi dans la matinée et d’autres étaient prévus en fin de journée sur plusieurs sites de FedEx, à l’appel d’une intersyndicale réclamant un geste de « reconnaissance » envers les salariés mobilisés pendant le confinement, a annoncé mardi la CFDT FedEx.

« Des débrayages ont commencé ce matin sur certains sites » et doivent s’amplifier « à partir de 17H00 », notamment en région parisienne, à Bordeaux, Lyon, Strasbourg ou encore Marseille, a affirmé à l’AFP Yahya Sabri, délégué central de la CFDT, premier syndicat du groupe de logistique en France.

« A aucun moment, la direction n’a tenu compte des efforts et de l’engagement de l’ensemble des salariés durant la période du confinement », dénoncent les syndicats CFDT, CFE-CGC, FO, CAT et SNSG dans un communiqué appelant à cette mobilisation.

« FedEx n’accorde ni prime Covid, ni hausse des salaires, contrairement à ce qui se fait chez les autres transporteurs », selon M. Sabri.

« L’action de Fedex a bondi pendant le confinement, et on n’a jamais arrêté de travailler pour livrer des aliments, des produits médicaux », souligne le syndicaliste en déplorant « l’absence de reconnaissance » envers les quelque 6.000 salariés répartis sur environ 150 sites dans l’Hexagone.

La mobilisation de mardi « est un mouvement reconductible en attendant que Fedex revienne à la table des négociations pour discuter des NAO » (négociations annuelles obligatoires, NDLR), a précisé Yahya Sabri.

En mai, des débrayages avaient déjà eu lieu chez Fedex pour dénoncer le « mépris » de la direction et son refus de verser une « prime Covid ».

Sollicitée par l’AFP, la direction n’était pas disponible dans l’immédiat pour une réaction.

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