Déménagement du conseil régional IDF: Pécresse reçoit les syndicats

PARIS, 22 novembre 2016 (AFP) – La présidente du conseil régional d’Ile-de-France Valérie Pécresse a reçu mardi les syndicats des agents de la région opposés au déménagement du siège à Saint-Ouen, à la mise en place d’open space et à la réorganisation des services, a annoncé la région.

Comme elle s’y était engagée jeudi dernier, lorsque que 200 agents ont manifesté devant le conseil régional alors que se tenait la séance plénière, Mme Pécresse a reçu l’intersyndicale (CGT-CFDT, SUD, UNSA, FSU) qui avait appelé à la grève.

Pour les syndicats, la réorganisation des services en cours est synonyme de « 164 emplois directement menacés ».

Mardi, Valérie Pécresse leur a rappelé que cette réorganisation des services, « indispensable pour accroître l’efficacité du travail régional, se fait à effectifs constants ». « La modification de l’organigramme qui en résulte donne une opportunité à tous les agents de donner une nouvelle orientation à leur carrière », a expliqué la région dans un communiqué.

Devant les élus jeudi, Mme Pécresse avait précisé que la réorganisation passait par des « transformations » de postes, c’est-à-dire que certains postes étaient supprimés pour être recréés sous d’autres attributions.

« On lui a fait part de l’inquiétude des agents dont les postes vont être supprimés. On souhaiterait que le nouveau poste leur soit d’emblée proposés, alors que là ce sont à eux de postuler », a expliqué Fabrice Delangre (CFDT). « On lui a dit: +ne laissez pas les agents désemparés+ ».

Mme Pécresse a assuré « que chaque agent dont les attributions sont modifiées sera reçu et accompagné ». « Tout est fait dans le respect des textes réglementaires, qui prévoient notamment une obligation de reclassement pour tout agent dont les missions viendraient à disparaître », a précisé la région.

Quant au déménagement à Saint-Ouen, il est « un levier de transformation de l’administration, aujourd’hui dispersée sur une quinzaine de sites », a dit la présidente de région aux syndicats, en justifiant l’aménagement en open space, qui permet « le travail en équipe, collaboratif », a précisé la région.

« Ce siège doit être un exemple d’une administration moderne et innovante: ouverture, décloisonnement, digitalisation. En outre, les agents auront la possibilité de faire du télétravail, jusqu’à 2 jours par semaine », a-t-elle insisté.

« Sur les open space, on n’est pas convaincus », a précisé à l’AFP Fabrice Delangre, « et on aura des propositions alternatives à formuler ».

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