Des postiers en grève occupent brièvement la cour du ministère du Travail

 PARIS, 20 février 2019 (AFP) – Une soixantaine de personnes, dont des postiers des Hauts-de-Seine en grève depuis onze mois, ont brièvement occupé mercredi la cour du ministère du Travail pour réclamer un entretien avec le cabinet de Muriel Pénicaud, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une soixantaine de postiers grévistes, étudiants de l’université de Nanterre et militants syndicaux ont pénétré de force vers midi dans la cour du ministère du Travail, avant d’en être évacués une heure et demie plus tard par les CRS.

A l’issue de l’action, le secrétaire départemental du syndicat SUD-Poste 92 Gaël Quirante a été interpellé et placé en garde à vue, a annoncé le syndicat, qui appelle à un rassemblement de soutien à 18h30 devant le commissariat du XIIIe arrondissement de Paris.

Aucune garantie de rendez-vous avec la ministre du Travail ou un membre de son cabinet n’a pu être obtenue, ont précisé à l’AFP des participants.

« On demande le report des restructurations qui augmentent les charges de travail », a déclaré, avant d’être interpellé Gaël Quirante, dont le licenciement fin mars 2018 avait déclenché le mouvement social.

Les grévistes souhaitent « un moratoire de cinq ans sur les réorganisations » ainsi que « la titularisation des agents » intérimaires.

Les postiers des Hauts-de-Seine dénoncent notamment les cadences imposées et des normes de distribution selon eux impossibles à appliquer.

« La Poste doit montrer comment ils élaborent les cadences », demande Nicolas Le Troquer, facteur à Boulogne-Billancourt. « Par exemple, ils ont établi que la norme pour distribuer un recommandé était d’une minute 30 secondes mais ils refusent de nous communiquer la manière dont ils sont arrivés à ce calcul ».

Selon Gaël Quirante, 20% des facteurs du département des Hauts-de-Seine participent toujours activement à la grève qui dure depuis 320 jours désormais. Le 10 janvier, ils avaient déjà occupé des locaux de la Banque postale dans le département pour réclamer des négociations.

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