Des salariés d’Allia vont manifester en Suisse contre la fermeture de leurs usines en France

DIJON, 17 octobre 2016 (AFP) – Des salariés du fabricant de sanitaires Allia ont prévu de manifester vendredi devant le siège de leur maison-mère suisse, Geberit, afin de protester contre son projet de fermeture en France de deux usines de l’entreprise, a-t-on appris lundi auprès d’un représentant du personnel.

Entre 400 et 500 personnes sont attendues à Jona, non loin de Zurich, lors de ce rassemblement, selon Pierre Laveder, membre du comité central d’entreprise.

En mai, le groupe Geberit a décidé de restructurer les activités de sa filiale Allia, entraînant la fermeture de ses deux sites de production français à Digoin (Saône-et-Loire) et La-Villeneuve-au-Chêne (Aube). 257 emplois sont menacés, dont 177 à Digoin, selon un communiqué de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-UNSA.

« Le groupe met en avant une justification économique alors que nous faisons des bénéfices sur notre secteur », a déclaré à l’AFP M. Laveder.

« Leur souhait est de délocaliser sur des sites qui coûtent moins cher comme la Pologne ou le Portugal, où les ouvriers sont payés 500 euros par mois », a-t-il fustigé.

Une procédure de plan social est actuellement en cours de négociation.

Deux recours en justice pour entrave à l’information des salariés à l’encontre des dirigeants français et suisses du groupe ont été intentés en octobre devant le TGI de Melun, le siège d’Allia étant situé en Seine-et-Marne, a précisé le représentant syndical.

Contactée par l’AFP, la direction d’Allia n’a pas pu être jointe dans l’immédiat.

Leader européen dans le domaine des produits sanitaires, Geberit emploie plus de 12.000 personnes réparties dans 40 pays et compte 35 usines de production. Le groupe revendique un chiffre d’affaires net de 2,6 milliards de francs suisses (environ 2,4 milliards d’euros).

Allia était entré dans le giron de Geberit l’an dernier après que ce dernier eut réussi une offre publique d’achat sur son concurrent suédois Sanitec

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