Des salariés d’Ikea en grève à Lyon et en région parisienne

PARIS, 26 mai 2017 (AFP) – Plusieurs dizaines de salariés étaient en grève vendredi pour des revendications salariales sur les sites des magasins Ikea de Saint-Priest, près de Lyon, et Villiers-sur-Marne, en région parisienne, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon Ikea France contacté par l’AFP, « une vingtaine de salariés seraient en grève à Villiers et une quarantaine à Saint-Priest », sur environ « 400 collaborateurs » dans chaque magasin.

Les grévistes sont plus nombreux: une quarantaine à Villiers, le double à Saint-Priest, a estimé de son côté la CGT.

« Le magasin de Villiers est ouvert car la direction a fait appel à des intérimaires ou d’autres salariés », explique Hocine Redouani, délégué CGT Ikea pour l’Ile de France.

A Saint-Priest, « les cadres s’organisent pour tenir les postes » et maintenir le magasin ouvert, selon Muriel Martinez, responsable CGT du site.

Les salariés protestent contre « la baisse de l’enveloppe d’augmentation des salaires ».

« Elle doit passer de 1,6% de la masse salariale en 2016, à 1,1% en 2017 et 80% des salariés auront moins de 0,5% d’augmentation », précise Hocine Redouani.

Selon Ikea, la direction « a proposé une augmentation moyenne de 1,1% à laquelle s’ajoute 1% de prime d’ancienneté ».

Les grévistes devaient se réunir en fin de journée pour décider ou pas de la poursuite du mouvement.

Cette action fait suite à un premier débrayage sur le site de Villiers-sur-Marne lundi et une occupation symbolique mardi du siège de la direction d’Ikea à Plaisir (Yvelines) par une vingtaine de salariés syndiqués à la CGT, lors de l’ouverture des Négociations annuelles obligatoires (NAO).

Elle s’ajoute à un mouvement lancé le 5 mai dans les quatre dépôts de stockage d’Ikea: Châtres (Seine-et-Marne), Metz (Moselle), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Saint-Quentin-Fallavier (Rhône).

Pendant les NAO concernant la logistique, « clôturées sans accord le 19 mai », l’activité « a cessé ou ralenti trois jours » sur le mois de mai, selon la direction. La CGT parle de « grèves perlées ».

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