Devant l’OIT, Macron plaidera mardi pour une mondialisation plus sociale

PARIS, 7 juin 2019 (AFP) – Emmanuel Macron plaidera mardi à Genève pour une mondialisation avec davantage de justice sociale et moins d’inégalités, lors d’un discours devant l’Organisation internationale du Travail (OIT), qui fête cette année ses 100 ans, a indiqué l’Elysée.

En recevant vendredi à l’Elysée le Premier ministre suédois Stefan Lovfen, Emmanuel Macron a ainsi souligné la volonté des deux pays « d’avancer vers une mondialisation plus sociale » et de « consolider le pilier européen des droits sociaux ».

« Que ce soit au G7 ou en Europe, le travail franco-suédois est celui d’une plus grande exigence sociale et d’une mondalisation qui ne peut se faire aux dépens ni des classes moyennes ni des travailleurs », a-t-il dit.

Comme il l’a déjà fait devant l’ONU, le président français mettra en avant à l’OIT la lutte contre les inégalités et la prise en compte des normes internationales du travail dans les accords multilatéraux, position que défend la France également au « G7 social » qui se déroule jeudi et vendredi à Paris.

Au programme du centenaire de l’OIT, où s’exprimeront de nombreux dirigeants internationaux, figure l’adoption d’une convention sur l’élimination des violences et du harcèlement dans le monde du travail.

Lors de cette visite à l’OIT, une tradition pour les présidents français depuis François Mitterrand, le chef de l’Etat en profitera pour s’entretenir avec les dirigeants des principaux syndicats et fédérations patronales.

« Il y a une heureuse coïncidence entre le centenaire de l’OIT et l’acte II » du quinquennat, a commenté l’entourage du président, interrogé sur la volonté d’Emmanuel Macron de renouer le dialogue avec les syndicats, conformément à l’ouverture promise pour « l’acte II ».

La France veut obtenir que les organisations internationales (FMI, Banque mondiale, OMC, OCDE) prennent davantage en compte les droits des travailleurs et n’envoient pas des messages contradictoires aux pays les plus vulnérables.

Cela passerait par des rencontres annuelles de ces organisations « pour faire respecter les normes internationales du travail dans le commerce » et « veiller à ne pas dégrader la couverture sociale des travailleurs lors des programmes d’aide financière ».

Par ailleurs la France doit signer à Genève un accord avec l’Organisation mondiale de la Santé pour créer dès 2020 à Lyon une Académie mondiale de la Santé à Lyon.

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