DGAC: les négociations vont se poursuive pour éviter une grève du 3 au 5 juin

PARIS, 31 mai 2016 (AFP) – Les négociations entre la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) et l’ensemble des syndicats n’ont pas abouti mardi à une levée des préavis déposés pour les 3, 4 et 5 juin mais le dialogue « n’est pas rompu » et les discussions vont continuer, ont indiqué à l’AFP plusieurs syndicats et la DGAC.

L’ensemble des syndicats représentatifs ont appelé à une grève de trois jours pour demander l’arrêt des baisses d’effectifs et peser sur la renégociation de leur cadre social et indemnitaire. Ils ont été tour à tour reçus mardi.

A l’issue de ces rendez-vous de « conciliation », les représentants de l’Usac-CGT (première organisation), du SNCTA (deuxième) et du SNICAC-FO (quatrième) ont affirmé à l’AFP qu’ils maintenaient leurs préavis. A la connaissance de la DGAC, les autres organisations n’avaient pas mardi soir levé leur préavis.

« Il y aura une baisse de la baisse, mais ça reste une baisse des effectifs, ce n’est pas acceptable », a commenté Olivier Joffrin (Usac-CGT). Cependant, « les contacts ne sont pas rompus », a-t-il ajouté, estimant que maintenant « la balle est dans le camp de la direction et du gouvernement ».

Selon les syndicats, la DGAC prévoit de supprimer encore 116 emplois en 2016 puis 50 par an de 2017 à 2019, soit environ 255 suppressions de postes, tous postes confondus (aiguilleurs, administratifs, ouvriers…).

Même si les effectifs continueront de baisser, la DGAC prévoit « de recruter sur 2016-2019 autant de contrôleurs qu’il en partira entre 2021 et 2024″, notait pour sa part avec satisfaction le SNCTA (qui pèse 49,8% parmi les 4.000 contrôleurs du ciel), en précisant qu' »il faut 5 ans pour former pleinement un contrôleur ».

Malgré cette « vraie avancée » vers une « stabilisation des effectifs à partir de 2021, le syndicat dit attendre encore « un pas des pouvoirs publics ». Il demande notamment des compensations aux rythmes de travail plus flexibles expérimentés depuis quelques mois, synonymes de « plus de contraintes, des restrictions de congés d’été et plus de travail le week-end ».

« La DGAC espère faire des gains de productivité de 20%, on attend donc une revalorisation significative, d’autant qu’on a eu des gels, voire des baisses de salaries pendant plusieurs années », explique le porte-parole du SNCTA, Jérôme Lautrette.

Lors de la première phase d’expérimentation de la nouvelle organisation, les contrôleurs avaient obtenu l’été dernier une prime de 250 euros par mois et levé in extremis leur menace de grève.

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