Douze dimanches travaillés à Paris: le Clic-P dénonce une « volte-face » d’Hidalgo

PARIS, 20 octobre 2016 (AFP) – Le collectif de syndicats parisiens opposés au travail du dimanche, Clic-P, dénonce jeudi une « volte-face » de la maire de Paris Anne Hidalgo qui propose d’autoriser l’ouverture des commerces parisiens douze dimanches en 2017, soit le maximum possible.

« Jusqu’alors la Mairie de Paris avait une position claire : l’opposition à toute généralisation du travail dominical dans la capitale pour protéger les emplois et ne pas tuer le petit commerce », souligne dans un communiqué le Clic-P.

Pour cette raison, le collectif rappelle qu’il avait apporté son « soutien » à Mme Hidalgo pour récupérer le pouvoir de fixer le nombre de dérogations au repos dominical dans les commerces. Une décision du Conseil constitutionnel le 24 juin lui a redonné ce pouvoir auparavant dévolu au préfet de Paris.

« Mais depuis qu’elle a eu gain de cause (…) la Mairie de Paris a opéré une volte-face et choisi de passer outre les conclusions de sa propre Mission d’Information et d’Évaluation sur le sujet », « Anne Hidalgo rentre dans le rang », dénoncent le collectif, qui rassemble les syndicats CGT, SCID, Seci-Unsa et SUD.

Pour l’exécutif parisien, l’autorisation de 12 dimanches travaillés doit permettre « lors de grandes périodes de consommation » que « le petit commerce puisse ouvrir le dimanche et faire face à la concurrence des grandes enseignes situées en ZTI », les Zones Touristiques Internationales où l’ouverture dominicale a été généralisée par la loi Macron.

« Or c’est exactement le contraire qui se produira : plus les grandes chaînes de la distribution pourront ouvrir le dimanche et plus le petit commerce, qui ne pourra suivre, sera fragilisé », estime le Clic-P.

La proposition d’Anne Hidalgo sera soumise au Conseil de Paris qui se tient du 7 au 9 novembre. Communistes et écologistes ont annoncé qu’ils ne la voteraient pas, alors que la droite au contraire applaudit.

Le Conseil de