Droit de grève: Martinez (CGT) dénonce la « répression » à la SNCF et à EDF

PARIS, 27 septembre 2018 (AFP) – Des dizaines de syndicalistes sont « menacés de sanctions » à la SNCF et à EDF à la suite des grèves à répétition du printemps, a affirmé jeudi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

« Il y a de la répression contre ceux qui disent +on n’est pas d’accord+ », a déclaré le patron de la CGT sur LCI, prenant pour exemples les deux entreprises publiques.

« À la SNCF, qui est quand même une entreprise où les droits ne sont pas les plus faibles, il y a une soixantaine de syndicalistes qui sont menacés de sanctions, dont la radiation, ce qui est tout à fait exceptionnel, à cause de la grève », a-t-il indiqué.

Les cheminots avaient été appelés à 37 journées de grève d’avril à juin contre la réforme ferroviaire du gouvernement, finalement votée par le Parlement.

M. Martinez a ajouté qu' »à EDF et dans l’énergie, c’est plus de 350 militants qui sont menacés » pour les mêmes raisons.

La mobilisation dans ce secteur s’était notamment traduite par des occupations de sites des distributeurs d’électricité Enedis et de gaz GRDF.

« Les salariés sont en colère », mais « c’est plus dur d’agir aujourd’hui parce qu’il y a de la répression », a insisté le leader syndical, soulignant que « le monde du travail a explosé », avec « plus de précarité, plus d’intérimaires, des temps partiels imposés ».

« C’est quand même assez dommageable que dans le pays des droits de l’Homme le droit de grève soit menacé à ce point-là », a-t-il regretté.

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